Les moines tibétains se réjouissent des grands changements apportés à la préfecture de Lhassa

Publié le 2018-05-07 à 18:57  |  China Tibet Online

«Les souvenirs que j’ai de la route entre le monastère de Sera et le palais du Potala sont ceux d’une zone isolée envahie par les mauvaises herbes. Aujourd'hui, une rangée de grands bâtiments a pris place et la route qui prenait autrefois près d'une heure de marche n’en prend plus que 10 minutes en bus aujourd'hui. » S’est exprimé Lun Renzhu, moine du monastère de Sera qui aura 71 ans cette année, en visitant le musée de l’urbanisme à Lhassa.

Plus de 30 moines du monastère ont récemment visité le musée de l'urbanisme de Lhassa, qui dispose d’une surface d’exposition d'environ 6.000 mètres carrés. Tout en écoutant la présentation du personnel, ils ont observé attentivement les tableaux en exposition pour comprendre l'histoire de Lhassa, les orientations urbaines et les idées de développement de la ville.

Les parents du moine de Lhundrup Chojor étaient esclaves dans l’ancien Tibet. Sa famille vivant dans la pauvreté, il fut envoyé au monastère de Sera à l'âge de cinq ans. Il ne compte plus le nombre de fois où il a pris la route reliant le monastère de Sera au palais du Potala. : « Sur cette route, il n’y avait rien d’autre qu’une dizaines de fermes peu peuplées par le passé. Aujourd’hui une belle route ainsi que des bâtiments la longeant ont été construits ».

Selon les archives, Songtsen Gampo a unifié l’Empire du Tibet et a établi la capitale à Lhassa au 7ème siècle après JC. "En plus de 1000 ans d’histoire, cependant, le développement des villes de Lhassa n'a pas connu de changements dignes d’être mentionnés. Le développement de la préfecture, que l’on constate aujourd’hui, ne s’est produit qu’au cours des dernières décennies", a déclaré Jampa Tashi, moine du monastère de Sera. De la période néolithique au Lhassa prospère aujourd'hui, les commentaires du guide m'ont laissé une profonde impression et m’ont permis de comprendre systématiquement le développement de la ville à travers les époques.

«Les changements de Lhassa sont divers et variés. Le monastère de Sera est un très bon exemple. Jampa Tashi explique qu'en raison de longue année de délabrement, les nombreux temples et maisons antiques du monastère de Sera sont menacés. Certaines habitations étant même devenu dangereuse. En 2011, l'État a investi plus de 58 millions de yuans (environ 7,6 millions d’euro) pour le lancement du projet « Protection et entretien du monastère de Sera ». Ce dernier a permis d’améliorer considérablement la qualité de l'infrastructure du temple, la vie et l'environnement d'apprentissage des moines.

Ngawang, un moine âgé de 60 ans, s’est exprimé à ce sujet : «Lhassa a développé les transports et l'infrastructure. C’est quelque chose que je n’aurais jamais pu imaginer. En regardant les plans de construction de Lhassa, nous pouvons avoir un aperçu général des développements futurs à Lhassa. Je n’ai aucun doute quant à l’avenir de la préfecture.

Le monastère de Sera fut fondé en 1419 par le disciple Tsongkhapa (fondateur de la secte Gelugpa), Tsongkhapa, Jamchen Chojey (1352 ~ 1435). Il est, avec le monastère de Drepung et le monastère de Gandan, l’un des « Trois grand temples de Lhassa ».

Source: China News
Traduit par China Tibet Online
(Rédactrice: Caroline)