Le processus complet de prière au Bouddha du Temple de Yonghe

Temps: 09.05.2017, 09:47 Source:China Tibet Online

Photo 1. Le 3 mai, l’Association bouddhiste de Chine a mené une activité de prière pour célébrer la naissance de Bouddha dans le temple de Lingguang de Beijing, sur l’autel de la relique de dent de Bouddha. Lors des chants religieux des trois grandes écoles du Bouddhisme, le grand lama Hu Xuefeng du Temple de Yonghe de Beijing a fait la prière au nom du bouddhisme tibétain.

Photo 2. Avant la cérémonie de prières, les moines du Temple de Yonghe ont déposé les instruments de musique uniques du bouddhisme tibétain sur la table devant le stupa de la dent de Bouddha. Selon un moine mongol du Temple de Yonghe, les instruments utilisés lors de la cérémonie d'aujourd'hui étaient de droite à gauche: l’encenseur, la cloche en or, la bouteille de Pemba (plumes décoratives), la bouteille religieuse, le bol religieux, le miroir religieux, et le Mendruk. Conformément à la loi religieuse, le choix des instruments utilisés diffère en fonction des cérémonies.

Photo 3. Le grand lama a dirigé les moines vers l’autel, et il a tout d'abord présenté un hada au Bouddha, suivi par le principal chant tibétain intitulé « Conversion ». Selon la durée de la cérémonie, le contenu du texte peut aussi différer. Le Bouddhisme tibétain tantrique a un sens très particulier du rituel. En lisant les soutras saints, le grand lama Hu Xuefeng conduisait aussi les rituels de base, tenant de sa main gauche la cloche d’or et de sa main droite un Hada et une bouteille Pemba.

Photo 4. « Pemba » est une translittération du mot tibétain qui signifie « bouteille ». Dans les activités bouddhistes, la bouteille comprend de l'eau de purification pour la cérémonie. Pour le grand lama, la méthode principale consiste généralement à verser de l'eau de la bouteille dans un bol, puis à tremper une plume dans l'eau et à éclabousser le Bouddha en guise de bénédiction. Après avoir terminé ce rituel, le grand lama Hu Xuefeng offre un hada au miroir religieux.

Photo 5. Dans le processus de récitation des soutras, des lamas font des offrandes aux bols de Mendruk sur l’autel lors de la cérémonie. Les Mendruks sont divisé en plusieurs sortes, et lors de cette cérémonie, les Mendruks contenaient de l'orge imbibée de safran et d'autres herbes, du riz et d'autres cultures. Les bouddhistes croient que faire une offrande auMendruk permet d’atteindre une grande sagesse suprême. Tout en récitant les soutras, les moines jettent dans les airs les grains que contiennent les Mendruks.

Photo 6. La récitation des soutras dure environ 5-7 minutes, pendant laquelle les chants, les récitations, et les sonneries sont étroitement liés, ce qui fait ressortir l’aspect solennel des activités bouddhistes. Lorsque les moines chantent et récitent les soutras, en faisant sans arrêt des gestes différents. Selon les rapports, les cérémonies religieuses du temple de Yonghe comprennent des chants en général plus longs et des rituels plus compliqués.

Photo 7. Prier sous la pagode de la relique de dent du Bouddha, célébrer l'anniversaire du Bouddha, et écouter les moines supérieurs prier sont des choses extrêmement précieuses pour les bouddhistes. L'ensemble du processus va durer plus de deux heures, et les croyants qui assistent à la cérémonie restent la plupart du temps debout, soit méditant en lisant les soutras, soit suivant les prières.

Photo 8. Selon le grand lama du temple de Guangji de Beijing, « le 8e jour du 4e mois lunaire (3 mai) est la Journée de naissance du Bouddha selon le bouddhisme chinois. Dans quelques jours, nous allons fêter le festival Vesak du bouddhisme Theravada et le festival Sagadawa du bouddhisme tibétain. » Le bouddhisme est venu en Chine, en raison des différences de calendrier et de coutumes, les fidèles commémorent la naissance du Bouddha de manières différentes, et cela reflète la localisation et la socialisation du développement du bouddhisme. La photo montre festival tibétain du Sagadawa.

 

Photo 9. Le Bouddhisme est né dans l'Inde ancienne, cependant, après avoir passé en Chine, il a connu une longue évolution, et le bouddhisme s’est fusionné et développé avec la culture confucéenne et taoïste de Chine, formant finalement une culture bouddhiste avec des caractéristiques chinoises, laissant un impact profond sur les croyances religieuses, les concepts philosophiques, la littérature et les arts, et d'autres pratiques rituelles du peuple chinois. Le peuple chinois a développé la pensée bouddhiste selon la culture, formant une théorie bouddhiste unique, et favorisant la propagation du bouddhisme de Chine vers le Japon, la Corée du Sud, l’Asie du Sud et d'autres endroits.
Rédigé et traduit par China Tibet Online
(Rédactrice: Caroline)