Eléments sud-asiatiques de l’exposition historique et culturelle de Tibet

Publié le 2018-03-12 à 09:46  |  China Tibet Online

Le Musée de la capitale chinoise propose une exposition thématique intitulée  « Culture du chemin céleste - Exposition historique et culturelle sur le Tibet » qui se tient à Pékin, l'exposition se poursuivra jusqu'au 22 juillet 2018. L’entrée est gratuite.

Des études suggèrent qu’il y a 2000 à 1800 ans, la partie ouest du plateau Tibétain entretenait déjà un lien étroit avec la partie Sud du continent Asiatique, ainsi que la région Uygur (à présent Xinjiang). A travers le Xinjiang, le monde tibétain échangeait et communiquait avec l’Asie centrale et les steppes eurasiennes (eurasiatiques). A travers ces pièces précieuses du patrimoine tibétain, on décerne des éléments provenant des pays sud-asiatiques.

Statue du maître de méditation Atisha, en or et en Bronze datant de la dynastie des Qing (1936 – 1912). Afin de faire revivre le bouddhisme tibétain, le moine indien Atisha se rendit à Ngari (région tibétaine) en 1042, puis au Monastère de Samyé en 1047. Dans les 13 ans suivants, il traduisit des textes sacrés et propagea l’enseignement du bouddhisme avec ses disciples dans la région Ü-Tsang.

Statue de Kshitigarbha (à gauche), alliage de bronze et d’or, datant de la dynastie des Yuan (1271 – 1368) ; Statue de Kwannon (ou Guanyin) en or et en cuivre datant du 9ème au 10ème siècle (à droite), qui comporte des caractéristiques évidentes de l’art népalais.

Statue de Mahāvairocana, en alliage, daté entre le 10ème et le 11ème siècle

Statue représentant Akshobhya (l’un des cinq bouddhas de sagesse du Vajrayana), en alliage, daté du 12 au 13ème siècle.

Masque d'or, daté du 3ème siècle, découvert en 2009 dans la région de Ngari au Tibet. Il dévoile une pratique culturelle qui consistait à ensevelir des corps avec un masque d’or. D’après les études qui ont été faites, la partie occidentale du Tibet entretenait déjà un lien étroit avec Xinjiang et le sous-continent sud-asiatique il y a 2000 à 1800 ans.

Statue de Bodhisattva avec fleur de lotus dans la main, daté du 11ème au 12ème siècle

Statue de Mahakala à quatre bras, en alliage, daté de la dynastie des Yuan. Appelé « Mgon-Po » en langue tibétaine, Mahakala est le dieu commun relatif à diverses écoles importantes du bouddhisme tibétain, dit le dieu de la protection. Des traces du style indien oriental se trouvent sur cette statue, ce que certains chercheurs estiment être étroitement lié aux statues bouddhistes en Inde à la même période.

Source : news.cri.cn
Photo : Zhang Yadong
Traduit par China Tibet Online
(Rédactrice: Caroline)