Propriétaire d’un studio photographique au pied du Palais du Potala (Ⅰ)

Temps: 19.06.2017, 15:18 Source:China Tibet Online

Parmi ceux qui le connaissent, tous envient Lhamo. Il y a plusieurs années, Lhamo a eu la garde de ses deux filles après le divorce, et elle a épousé Dhondup, 7 ans plus jeunes qu'elle. Dhondup était alors dans la jeune vingtaine, c’était un beau mec, et bien qu’il soit légèrement moins grand, c’est sans aucun doute un bel homme de Lhassa. Ils se sont mariés, et Dhondup a considéré ces deux filles comme les siennes, leur donnant une joie sans limites. Plus tard, ils ont donné naissance à un fils et deux autres filles. Exactement comme des frères et sœurs, cette famille était très heureuse.

C’était à la fin des années 1970. A cette époque-là, Dhondup et Lhamo travaillaient à Lhassa dans un studio d'État. Pour Dhondup, trouver un emploi n'était pas facile. Auparavant, Dhondup n’avait étudié que pendant deux années à l’école primaire, et plus tard il a abandonné l'école. Sa mère travaillait dans un petit atelier d’une ancienne coopérative du quartier Barkhor où elle pressait manuellement les nouilles, générant de maigres revenus. Pour gagner sa vie, Dhondup a travaillé comme traducteur pour une équipe d’arpentage et de cartographie de Wuhan pendant une année, et il a visité des zones inhabitées alors qu’il n’avait qu’une dizaine d’années.

Le grand-père de Dhondup était un Chinois Han. À la fin du 19e siècle, il est venu de Shaanxi à Lhassa pour faire des affaires. Autour des années 1920 et 1930, son grand-père a amené son jeune fils au Tibet. Le père de Dhondup s’appelait Yue Tianxi. Il est né en 1916, et il a passé son enfance à Lhassa. Yue Tianxi comprenait non seulement le chinois, mais pouvait parler couramment le tibétain de Lhassa, ce qui était extrêmement rare à l'époque. Parce qu'il a grandi ici, il a aussi épousé une femme tibétaine appelée Kelsang, et il estime que c'est sa ville natale.

Si quelqu'un demande de quelle nation est Dhondup, Dhondup dit sans hésiter: « Je suis tibétain. » Bien qu’il ne soit seulement que 50% d’origine tibétaine, mais tout autour de lui est tibétain depuis son enfance, et peu importe la langue, la vie, la religion, les coutumes, et les façons de pense, tout est de style tibétain. La seule différence est qu’il a appris la langue chinoise plus tôt que d'autres. Les gens qui l'ont connu le considèrent comme un Tibétain, et beaucoup de gens ne connaissent pas ses origines chinoises Han.

J'ai d'abord connu Dhondup dans les années 1980. Ensuite, la réforme et l'ouverture sont venues, et les gens qui voyagent au Tibet ont commencé à se multiplier. À l'époque, les gens utilisaient des caméras à film, et le développement et les agrandissements des photos étaient en forte augmentation, et les affaires des studios de Lhassa étaient extraordinairement populaires, Dhondup et Lhamo étaient occupés tous les jours, et ils estimaient que les avantages économiques étaient bons.

Leur fils Sonam est seulement un quart d’origine chinoise Han, il est particulièrement mignon, il ne va pas encore à l'école primaire, et je suis devenu un peu son parrain, et même si son propre fils est un huitième d’origines chinoises Han, son fils m'a appelé papy.

Dhondup est intelligent et diligent, ce sont ces points forts les plus évidents. Quand les films en couleur venaient d’arriver à Lhassa, le studio a installé la première machine de traitement photographique en couleur, et bien sûr Dhondup, est devenu le premier professeur. L’Association des photographes du Tibet considérait Dhondup comme intelligent et qu’il travaillait bien, et l’association lui a donné du travail à faire. Par la suite, ils ont créé un autre club de photographie avec Dhondup et plusieurs autres personnes, juste en dessous du Palais Potala, et ces dernières années ils font autant d'argent.

Avec l'argent, Dhondup a construit une maison dans la banlieue ouest de Lhassa.

Source: China Tibet Online
Traduit par China Tibet Online
(Rédactrice: Caroline)