Lhassa

Le Dalaï-Lama visite le Tibet du Sud : En défiant les intérêts fondamentaux de la Chine, que veut-il obtenir en vérité ?

Temps: 10.04.2017, 13:37 Source:China Tibet Online

Récemment, les médias internationaux ont porté attention à la question du Dalaï-Lama et à ses activités concernant une section de la frontière sino-indienne controversée. Le 5 avril, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères de Chine Hua Chunying a exhorté l'Inde à « cesser d'utiliser le Dalaï-Lama » pour nuire aux intérêts de la Chine. Après ses remarques, le Dalaï-Lama a immédiatement répondu, malgré la fatigue du voyage que « l'Inde ne m'a jamais utilisé pour lutter contre la Chine ». Étant donné que le « parti concerné » ne pense pas être « utilisé », nous devons faire une analyse : que cherche à obtenir le Dalaï-Lama en n’hésitant pas de remettre en question les intérêts fondamentaux de la Chine ?

 Le Dalaï-Lama visite le Tibet du Sud : En défiant les intérêts fondamentaux de la Chine, que veut-il obtenir en vérité ?

Image 1. La porte-parole ministère des Affaires étrangères de Chine Hua Chunying (image du site officiel du ministère des Affaires étrangères)

Tout d'abord, il veut sacrifier le territoire national en échange d'un soutien indien pour la cause du « séparatisme tibétain ». L'un des districts de cette activité du Dalaï-Lama est Tawang, qui est considéré par l'Inde comme la« zone centrale » de l’Inde de centre. Depuis le 7e siècle, quand Songtsam Gambo a unifié Tibet et établi le Royaume de Tubo, Tawang est devenu une partie du gouvernement local du Tibet. Depuis la dynastie des Yuan, le gouvernement central de la Chine a exercé sa souveraineté sur le Tibet, la région de Tawang était incorporée à l'ensemble du Tibet dans le territoire chinois. Au 17e siècle, le cinquième Dalaï-Lama a envoyé des gens pour construire le monastère de Tawang qui reste sous la juridiction du monastère de Drepung à Lhassa. Le gouvernement local tibétain prélevait des impôts, accréditait des fonctionnaires, et exerçait des fonctions judiciaires à Tawang.

 Le Dalaï-Lama visite le Tibet du Sud : En défiant les intérêts fondamentaux de la Chine, que veut-il obtenir en vérité ?

Image 2. Monastère de Drepung Photographie : Song Jiali

En plus des facteurs politiques, le peuple tibétain a de profonds sentiments pour Tawang parce que le célèbre poète et le sixième Dalaï-Lama Tsangyang Gyatso est né ici. Si cet endroit appartient à l'Inde, alors le sixième Dalaï-Lama Tsangyang Gyatso deviendra un « Indien », et à l’égard des sentiments nationaux, le peuple tibétain ne peut pas accepter cela. En dépit des faits historiques et des sentiments nationaux, le Dalaï-Lama ne dénonce pas les actes d'agression de l’Inde, et il a même visité à plusieurs reprises la zone contestée pour y conduire des activités de « prédication ». Or, la vraie raison est indissociable de sa cause du « séparatisme tibétain ».

En second lieu, il interfère la plus haute autorité du gouvernement central sur le système de droit de la lignée du Dalaï-Lama. Si le Dalaï-Lama a déclaré que Tawang, le berceau du sixième Dalaï-Lama Tsangyang Gyatso, appartient à l'Inde, c'est pour troubler les conventions historiques selon lesquelles tous les Dalaï-Lamas doivent se produire à l'intérieur de la Chine, ce qui peut ouvrir la voie à son espoir de faire naître un Dalaï-Lama en dehors du territoire national, lançant ainsi un défi à l'autorité du gouvernement central sur le système de réincarnation des Bouddhas vivants. Le 7 avril, selon un article publié en chinois par le New York Times, certains disent que le but de ce voyage du Dalaï-Lama à Tawang est de trouver un successeur. Certains chercheurs pensent que cela vise à « provoquer et tester le peuple chinois, à leur rappeler qu’ils ne peuvent pas contrôler la prochaine réincarnation. »

Depuis le règne de Qianlong de la dynastie des Qing, le système de statut religieux de la réincarnation des Bouddhas vivants du bouddhisme tibétain est canonisé par le gouvernement central. La réincarnation exige une série de conventions historiques et de rituels religieux, et leur prestige est très répandu et élevé parmi les masses religieuses. Afin de pouvoir maintenir le contrôle du nom du Dalaï-Lama dans le futur, le Dalaï-Lama ne cesse de changer par le séparatisme les rituels bouddhistes tibétains. Cette attitude du Dalaï-Lama envers l’héritage de sa lignée est un manque de respect.

 Le Dalaï-Lama visite le Tibet du Sud : En défiant les intérêts fondamentaux de la Chine, que veut-il obtenir en vérité ?

Image 3. L’emplacement du soi-disant « gouvernement en exil » du Tibet (Source : Quotidien du Peuple)

En troisième lieu, la communauté internationale considère une baisse du contrôle du Dalaï-Lama sur les Tibétains en exil. Selon ce qu’on a rapporté précédemment, pas longtemps avant la visite du Dalaï-Lama dans le Tibet du sud, un conflit sérieux a éclaté entre le « Parlement tibétain en exil » et le « cabinet du gouvernement en exil », et un membre du « cabinet du gouvernement en exil » a dû se retirer d'une réunion. Monsieur Li Kexian, représentant des radicaux, a publiquement lu de la poésie se moquant du Dalaï-Lama, et ensuite il a été appelé l’« ennemi du peuple tibétain », et il a subi par la suite des attaques. En 2016, des luttes intestines autour des nouvelles « élections du gouvernement en exil » n’ont cessé d’émerger. Les différentes sensibilités politiques et différenciations religieuses à l'intérieur de la clique du Dalaï-Lama a également produit des différences entre l’« ancienne génération » du « séparatisme tibétain » qui veut s’envelopper du manteau de la « voie du milieu » pour continuer à tromper la communauté internationale ; et les « Jeunes Turcs » qui sont désireux de remettre en question l'autorité du Dalaï-Lama, avec une forte tendance pour des actions violentes et terroristes, rejetant le masque de la « voie du milieu ». Avec la croissance de cette « nouvelle génération », le pouvoir du Dalaï-Lama sur les Tibétains en exil s’affaiblira certainement. Pour masquer la réalité de l'effondrement et des forces « séparatistes tibétains » qui sont de plus en plus précaires, Dalaï-Lama cherche à utiliser la visite à Tawang comme un « booster » pour les forces séparatistes.

Compte tenu de ces faits, le fait que le Dalaï-Lama a dit que lui-même n'était pas utilisé par personne est une affirmation raisonnable. En fait, dès les années 1950, alors que le « l'esprit du séparatisme » venait de germer chez Dalaï-Lama, Zhou Enlai a désigné une vérité réelle : « L'indépendance du Tibet est une impasse. Le Dalaï-Lama peut rester en Inde, mais le Tibet ne peut être déplacé en Inde. » Aujourd'hui, le Tibet et les régions tibétaines des quatre provinces restent dans la voie stable du développement, et la force centripète augmente sans cesse. Le Dalaï-Lama met au défi les intérêts fondamentaux de la Chine, et il ne peut que s’engager de plus en plus loin sur la route de division de la patrie et de la trahison nationale avec ceux qui ont vendu la terre de leur pays et les sentiments du peuple tibétain.

Auteur: Song Jiali
Source: China Tibet Online
Traduit par China Tibet Online
(Rédactrice: Caroline)