Le développement économique du Tibet privilégié en 2018

Publié le 2018-01-04 à 11:55  |  French.china.org.cn 

La Conférence centrale annuelle sur le travail rural en Chine, qui donnera le ton pour le développement agricole et rural au cours de l’année prochaine, va bientôt se réunir à Beijing. La revitalisation des campagnes devrait être l’une des grandes priorités de la Chine en 2018. Les villages pauvres le long des frontières de la région autonome du Tibet dans le sud-ouest de la Chine, notamment avec l’Inde, le Népal et le Bhoutan, devraient recevoir une attention renforcée.

Depuis le XIXe Congrès national du Parti communiste de Chine qui s’est conclu en octobre dernier, 628 villages frontaliers au Tibet ont reçu une attention accrue pour leur développement économique et humain. L’objectif est que chaque village frontalier ait accès aux routes d’ici 2020, dans le cadre d’efforts plus larges pour sortir les régions rurales de la pauvreté.

La lutte contre la pauvreté rurale au Tibet est complexe et difficile, du fait en partie de la pauvreté des infrastructures que subit depuis longtemps la population locale. Cependant, la situation est en train de changer. Le Tibet doit saisir cette opportunité rare pour sortir la population rurale de la pauvreté. Avec le renforcement des mesures préférentielles, les revenus disponibles par habitant dans les villages frontaliers devraient doubler d’ici 2020.

Le Tibet a connu un grand développement et la stabilité, mais la lutte contre le séparatisme reste un défi pour la région. L’amélioration du niveau de vie pour la population locale est un moyen fondamental de se prévenir contre les activités sapant la souveraineté de la Chine et son intégrité territoriale. La lutte contre la pauvreté rurale au Tibet aidera à maintenir la stabilité dans les zones frontalières.

Par ailleurs, le Tibet occupe une position stratégique essentielle, reliant le reste de la Chine avec l’Inde et certains des pays et régions d’Asie du Sud-Est le long des nouvelles Routes de la soie. La longueur totale des routes au Tibet devrait atteindre les 89 000 km cette année, contre 82 000 km en 2016. L’année prochaine, davantage d’autoroutes devraient être construites dans les zones frontalières, soutenant ainsi la mise en œuvre de l’initiative des nouvelles Routes de la soie.

Le Tibet reste en retard par rapport à certaines régions côtières en matière de réforme économique et d’ouverture au monde extérieur. Pour promouvoir l’initiative des nouvelles Routes de la soie, nous devons changer cette situation. La région est en train d’accélérer fortement le rythme de son ouverture à ses voisins et fait avancer le développement du Corridor économique Bangladesh-Chine-Inde-Myanmar. Ces efforts méritent le soutien du gouvernement central.

Il y a toutes les raisons pour que la Chine se concentre davantage sur le développement économique des régions rurales du Tibet et cela se fera très certainement l’année prochaine.

(Rédactrice: Caroline)