« Le rêve urbain » d’une femme éleveuse

Temps: 03.03.2017, 10:09 Source:China Tibet Online

« Les plats que vous avez commandés sont tous arrivés, si vous avez besoin de quoi que ce soit, veuillez m'appeler, je serai à votre service».  Avec un visage souriant, Nyima Yuzhen ferme doucement la porte d’une pièce où se trouvent des convives.

Avec un Mandarin si courant, il est difficile d'imaginer que cette jeune fille ne connaît seulement que quelques dizaines de caractères.

Nima Yuzhen, 23 ans, est né dans le village de Yangbajing, dans le comté de Damxung. Sa famille s’occupe principalement de l'élevage.

« Notre famille compte un total de 12 enfants, six garçons, et six filles. Parce que les enfants sont nombreux, je n’ai étudié que jusqu’à la première année, avant d’abandonner l'école pour rester à la maison et prendre soin de sa mère. À cette époque, ma mère avait une maladie cérébro-vasculaire grave, » se souvient Nyima Yuzhen.

En 2001, Nyima Yuzhen, qui avait 7 ans, elle a commencé à prendre soin de sa mère à la maison, jusqu'en 2007, quand sa mère est morte de la maladie, après quoi elle est partie vivre à Lhassa avec son oncle.

« Le rêve urbain » d’une femme éleveuse

 « J’ai commencé à apprendre après mon arrivée à Lhassa, » dit Nyima Yuzhen.

Bien qu’elle ait passé l'âge de l'école élémentaire, mais Nyima Yuzhen a acheté des livres de langue de niveau primaire et a commencé à étudier. Arrivée à de travailler, son oncle a aidé Nyima Yuzhen a obtenir un emploi un emploi dans la société de China Unicom du Tibet.

Il s’agissait du premier travail de la société de Nyima Yuzhen, et elle aimait beaucoup ce travail, et le chérissait également. « Je ne connaissais pas les mots sur les prospectus, mais en écoutant attentivement mes collègues expliquer le contenu, je m’efforçais de garder à l'esprit chaque élément d'information. »

Très rapidement, Nyima Yuzhen a découvert qu’expliquer le contenu des services est un travail très difficile.

La société organise de différentes activités lors des différents festivals, et une fois un client a demandé Nyima d’expliquer un dépliant en pointe une information, mais parce qu’elle ne connaissait pas le mot, elle ne savait ce que le client demandait, et elle rougit de honte. Enfin, elle dut demander de l’aide à ses autres collègues.

Une fois à la maison, Nyima Yuzhen a réfléchi pendant longtemps. Bien qu’elle aime ce travail, mais elle ne pourra vraiment pas continuer. Afin d'avoir suffisamment de temps pour apprendre la langue chinoise, Nyima Yuzhen a choisi de devenir serveuse dans un restaurant. Ainsi, elle peut bien faire son travail tout en étudiant davantage dans ses temps libres.

Quand les clients passent des commandes, Nyima Yuzhen parfois ne peut pas se souvenir d'un caractère et prend plutôt des notes à l’aide du pinyin. Le cuisinier vérifie les plats en pinyin dans le menu, et loin de se moquer de Nyima Yuzhen, on l’encourage à apprendre lentement.

Aujourd'hui, bien que Nyima Yuzhen n’ait pas encore parfaitement maîtrisé la langue, elle est gai et sa vie est bien remplie.

« Maintenant, je peux recevoir un salaire mensuel de 3000 yuans, moins les 2000 yuans que j’envoie à mon père comme frais de subsistance, il me reste plus de 1000 yuans. Le restaurant me donne à manger et ma loge, et habituellement je n’ai pas à dépenser de l'argent. Je souhaite m’acheter d’ici quelques jours un Dictionnaire Xinhua, pour apprendre lentement plus de mots. Et lorsque j’aurai économisé assez d’argent, j’enverrai à mon père un petit cadeau que j’aurai acheté à Lhassa, » dit Nyima Yuzhen avec espoir.

Source: Tibet Daily
Traduit par China Tibet Online
(Rédactrice: Caroline)