Yao Chi: Une héroïne qui n’oublie pas son engagement original

Publié le 2017-10-23 à 11:08  |  China Tibet Online

Elle s’appelle Yao Chi ; elle est devenue une policière du peuple en 2011. Ses capacités ne sont pas pires que celles de ses collègues masculins, et elle s'appuie sur une lutte et une ténacité dans son travail ordinaire pour réaliser une performance extraordinaire.

Une « grande gestionnaire » du poste

Le lieu de travail de Yao Chi est le poste de contrôle de sécurité publique du pavillon Yingbin de la sécurité publique du district Rengdong de la ville de Lhoka. L'agent responsable Tang Qingquan dit : « Yao Chi travaille de manière très habile, tout comme une “grande gouvernante” dans le poste, elle achète de la nourriture, cuisine, elle s’occupe de tout. »

Le policier du poste de contrôle Mo Guoliang dit: « Yao Chi aide souvent pour les tâches d’administration, de terrain, et de logistique. »

« Je ne savais pas comment écrire certains documents, mais j’ai lu les journaux, et j’ai appris comment les autres écrivaient ; je ne savais pas cuisiner, mais j’ai commencé en lavant et coupant les légumes, et petit à petit j’ai appris... » dit Yao Chi.

S'appuyant sur ce dynamisme inébranlable, Yao Chi a fait des progrès d'année en année, et a fait des réalisations remarquables. En 2012 et 2013, pour deux années consécutives, elle a reçu le titre « d’excellent employé du service civil ». En 2016, elle a été nommée comme membre exceptionnelle du Parti communiste de la région autonome et de la ville de Lhoka.

« Chaleureuse » avec tout le monde

Voyant les bas salaires des policiers de sa station, Yao Chi fait toujours tout son possible pour les aider à réduire une partie de leur fardeau.

« La dernière fois que mon père a été hospitalisé, je ne lui ai pas dit. Mais quand elle l'a su, elle s’est mise aussitôt à m’aider, » dit le policier de la station Sorong Tsering.

« Le travail dans la station dure 7 jours par semaine, 24 heures par jour ; nous travaillons par quart en suivant la même rotation, » dit Yao Chi. « Nous pouvons surmonter la quantité de notre travail, mais le plus inconfortable est quand notre contrepartie ne comprend pas, ou l’expression de leurs visages... »

« Pour cela, nous admirons le plus Yao Chi, car elle adresse à tout le monde un sourire... » dit Mo Guoliang. « Nous sommes des unités jouant le rôle de démonstration, il faut toujours faire attention à nos paroles et nos actes. » Face à des collègues qui se plaignent et ne comprennent pas, Yao Chi préfère toujours d’éclairer les gens qui l’entourent.

Une « vieille » dans la vingtaine

En fait, Yao Chi est très jeune ; elle est née en 1990, et elle aura seulement 27 ans cette année, mais elle est comme la « vieille » de la station. Depuis l'établissement du poste de contrôle en 2011, elle n’a jamais quitté son poste.

En fait, Yao Chi a eu trois chances d'avoir un meilleur poste, mais elle a chaque fois poliment refusé.

La première fois était peu après son arrivée. Ses chefs, prenant en compte les mauvaises conditions de travail dans le point de contrôle, avaient peur qu'elle ne souffre trop en tant que seule femme du poste, et ils ont proposé de lui changer de poste. « Les difficultés sont une manière d'exercer les gens, si les camarades masculins peuvent le faire, alors les femmes le peuvent aussi, il n’y a rien de spécial, » dit Yao Chi.

La deuxième fois est en 2014. En raison des longues heures et de la forte charge de travail, Yao Chi est tombée malade, et ses chefs ont de nouveau proposé de lui changer de poste. « J'ai vu de mes yeux l’établissement de point de contrôle, et il m'a aussi formé, je ne peux pas abandonner ce poste. » Yao Chi a de nouveau choisi de rester.

La troisième fois est peu de temps après le mariage de Yao Chi. Durant sa grossesse, l’amoureux de Yao Chi, Liang Xia, était posté dans un village du comté de Langka à plus de 5000 mètres au-dessus du niveau de la mer. Personne ne s’occupait d’elle, et Yao Chi a perdu environ dix livres.

Ses chefs ont de nouveau proposé de lui changer de poste. Mais Yao Chi a dit qu’on ne peut pas décider en fonction de circonstances particulières, et elle a encore une fois refusé.

Selon Yao Chi: elle a enfilé l'uniforme de la police, elle doit donc faire face à tous les défis qui se présentent à elle.

Auteur: Duan Min, Ma Jing
Source: Tibet Daily
Traduit par China Tibet Online
(Rédactrice: Caroline)