La culture du coq au Tibet

Temps: 20.02.2017, 09:54 Source:China Tibet Online

2017 est l'année chinoise du coq, et en tant que volaille très répandue, le poulet a une longue histoire en Chine, et il est devenu le sujet de plusieurs histoires, et est devenu une caractéristique majeure de la culture tibétaine.

Le monastère de Samye, sur le territoire de la région de Lhoka du Tibet, c’est le premier monastère complet au Tibet comprenant un Bouddha, Dhamma, et des moines. Selon le professeur de l’Institut de tibétologie de Chine de l'Université du Tibet, Tseten Tashi, le contenu des peintures murales du monastère de Samye est essentiellement des thèmes religieux, sauf pour une image d’un coq blanc sur une peinture murale.

 

La photo montre un coq blanc dans les peintures murales du monastère de Samye  

À propos de ce coq blanc, il existe une variété d’explications. Il y en a une selon laquelle lors de la construction du monastère de Samye, un coq blanc criait chaque matin à l'heure régulière, et après avoir entendu le coq, les 60 000 travailleurs qui construisaient le temple se mettaient au travail. Il y a aussi une explication qui dit que dans l’histoire du monastère de Samye, un feu a éclaté durant la nuit, et l’appel du coq blanc a réveillé les moines qui ont lutté contre le feu, ce qui a sauvé le monastère de Samye du feu. Peut-être pour montrer leur gratitude au coq, les moines ont peint ce coq blanc sur les peintures murales dans les corridors de circonvolution des murs du hall Wuzi à la périphérie de monastère de Samye.

Selon l’ancien chercheur tibétain Ye Yulin, la légende veut que le coq blanc soit l'incarnation d’un Dieu protecteur, et ses cris faisaient disparaître totalement le mal, et faisait venir la lumière.

La culture de poulet se reflète pas uniquement dans le monastère de Samye au Tibet. Le temple Zaki est situé dans la banlieue nord de Lhassa, et est considéré par beaucoup comme le temple du Dieu de la richesse. Les mains de la divinité protectrice « Zaki Lamu » de ce temple sont comme des griffes de poulet, et elle est également connue comme le « Dieu aux griffes de poulet » .

Tenzin Nyima, spécialiste de l’Institut national de recherche des arts de la Région autonome du Tibet, le poulet se reflète également dans l'histoire littéraire du Tibet. La fable tibétaine « Contes de l'oiseau et du singe » dépeint l'image d'un grand coq, c’est l’oiseau le plus étroitement lié avec les humains, et il agit comme un messager de paix entre les différends animaux.

En bref, le coq représente une image positive dans la culture tibétaine. Selon les proverbes tibétains, « un homme doit avoir la posture du coq, et il ne doit pas descendre la route comme les chats ». Cela signifie qu’il faut être positif.

Le coq ainsi que le poulet non seulement ont laissé une marque sur plusieurs aspects de la culture tibétaine, et aujourd'hui il est aussi une importante source de revenus pour beaucoup de gens au Tibet. Le poulet de pot de pierre de Medog est prestigieux, et il est devenu une carte de visite de la cuisine tibétaine.

Source: Tibet-TV
Photos: Phurbu Tashi
Traduit par China Tibet Online
(Rédactrice: Caroline)