Le mérite de l’approche mondiale

Publié le 2018-01-30 à 10:45  |  French.china.org.cn

L’ancien dirigeant roumain note la « valeur » d’une communauté de destin partagé.

La proposition de la Chine de bâtir une communauté de destin partagé pour l’humanité s’est traduite d’une « valeur inestimable de l’humanité » en actions concrètes, dans le cadre des efforts du pays pour endosser sa responsabilité dans des domaines comme le changement climatique, a déclaré Petre Roman, l’ancien Premier ministre de Roumanie.

« Il est évident que la Chine est un grand contributeur au développement mondial », a-t-il souligné.

M. Roman a fait l’éloge des discours prononcés par le président Xi Jinping à Davos et au siège des Nations unies l’année dernière à Genève, lorsqu’il a souligné l’importance de stimuler le libre-échange et de bâtir une communauté de destin partagé pour l’humanité: « Au cours de notre rencontre avec le président Xi Jinping le 30 novembre 2017 à Beijing, celui-ci a déclaré que les voix de toutes les nations devaient être entendues et que la Chine serait toujours un défenseur de l’ordre international. » Xi Jinping a rencontré M. Roman en novembre, alors que celui-ci participait au Forum international Imperial Springs à Guangzhou.

« Lorsque je lis dans le discours du président Xi que "le rêve du peuple chinois est étroitement lié aux rêves des autres peuples du monde" et qu’il est "nécessaire d’adhérer à de nouveaux concepts de développement", je pense qu’il exprime effectivement sur la scène internationale le défi qu’il y a de comprendre la signification réelle d’une "destinée humaine commune" aujourd’hui », indique M. Roman.

Notant que le changement climatique est un aspect crucial des défis qu’affrontent les peuples aujourd’hui, l’ancien Premier ministre estime que l’engagement de Xi Jinping en faveur de mesures mondiales fortes pour enrayer les conséquences négatives du changement climatique est d’une « importance capitale ».

« Récemment, le très respecté magazine scientifique britannique New Scientist a publié un article intitulé "La Chine peut-elle sauver le monde?", dédié aux investissements dans les énergies renouvelables. Je fus agréablement surpris de lire qu’en 2015, la Chine avait dépensé 103 milliards de dollars dans ce domaine, contre 49 milliards de dollars seulement pour l’Union européenne et 44 milliards pour les Etats-Unis », remarque M. Roman.

Celui-ci ajoute: « Ainsi, la promesse de Xi Jinping est également faite d’actions. Je souhaiterais que le président Trump accepte également le très large consensus scientifique concernant le changement climatique ».

Avant de servir comme Premier ministre de Roumanie en 1989, M. Roman était professeur et chercheur scientifique dans le domaine de la mécanique des fluides. Au cours d’un programme sur la qualité de l’eau du Danube, il a découvert que plus de 70 % des échantillons d’eau étaient de bonne qualité en 1975, contre seulement 38 % en 1985 du fait d’une importante pollution.

« La résilience de la nature est considérable, mais pas illimitée. Je crains que quelque chose de similaire ne survienne actuellement dans l’évolution du changement climatique », indique-t-il. Pour lui, Xi Jinping est conscient de la « destinée commune inévitable de l’humanité ».

M. Roman estime que le discours de Xi Jinping au Forum économique mondial de Davos l’année dernière présentait « une analyse puissante de la nécessité de maintenir et d’élargir le libre-échange mondial, engageant la Chine en tant que partenaire commerciale honnête et sincère avec tous les pays du monde ».

Dans son discours, Xi Jinping avait indiqué que la pratique du protectionnisme commercial revenait à s’enfermer dans une pièce sombre: « On a l’impression de se protéger du vent et de la pluie, mais on s’isole également de l’air et du soleil. »

Tout en mentionnant le discours de Xi Jinping, M. Roman note que la croissance commerciale est un outil puissant de la croissance économique, qui devrait être « encouragée de façon permanente pour bénéficier à des millions de travailleurs dans les pays développés et en développement ».

L’ancien dirigeant roumain évoque également le discours du président américain Donald Trump prononcé samedi dernier à l’occasion du Forum économique mondial de Davos: « Dans son discours, le président Trump voulait rassurer les dirigeants mondiaux et les marchés financiers sur le fait qu’il ne rejetait pas la coopération internationale. Cependant, il a souligné une nouvelle fois que [les Etats-Unis] ne pouvaient pas avoir de commerce libre et ouvert, si certains pays exploitaient le système aux dépens des autres. »

L’initiative des nouvelles Routes de la soie pourrait être transformée en un nouveau système de financement des grands projets d’infrastructures à travers le monde, transformant les besoins locaux et nationaux en communautés partagées mutuellement bénéfiques.

« Je suis confiant dans le fait que des solutions existent, car la philosophie de cette initiative montre que les bénéfices sont mutuels », conclut M. Roman.

(Rédactrice: Caroline)