La Chine va jouer un plus grand rôle dans les discussions sur le climat

Publié le 2017-11-09 à 11:18  |  French.china.org.cn

Le pays a promis de faire de son mieux pour respecter ses engagements et promouvoir l'Accord de Paris

La Chine jouera un rôle plus affirmé et s'efforcera de faire avancer l'Accord de Paris pour lutter contre le réchauffement climatique lors des discussions sur le climat actuellement en cours à Bonn, en Allemagne, ont indiqué des délégués du pays.

« La Chine fera de son mieux pour remplir ses propres engagements climatiques, et nous n'excluons pas la possibilité de réaliser plus que ce que nous avons promis », a déclaré Gou Haibo, un haut représentant pour les négociations sur le changement climatique au ministère des Affaires étrangères, lors d’une conférence de presse à Bonn.

Des milliers de délégués se sont réunis dans la ville allemande pour le sommet de l’ONU sur le climat de cette année qui se déroulera pendant les deux prochaines semaines.

M. Gou a affirmé que la Chine était capable d'atteindre ses objectifs de réduction d’émissions de carbone avant les délais. L’objectif fixé est de réduire ses émissions de carbone par unité de produit intérieur brut de 45% d'ici la fin de 2020, par rapport aux niveaux de 2005.

Ses propos font écho à la décision du président américain Donald Trump de retirer les Etats-Unis de l’Accord de Paris, une décision qui a entamé la confiance de la communauté internationale dans la poursuite des mesures visant à lutter contre les défis climatiques.

Avec les incertitudes qui prévalent suite à la décision des Etats-Unis, la Chine est confiante dans le fait de jouer un rôle de premier plan dans les pourparlers sur le changement climatique en présentant des suggestions et des plans constructifs, selon M. Gou.

Sur les 83 propositions soumises par les négociateurs de près de 200 pays signataires, cinq ont été avancées par la délégation chinoise.

Lu Xinming, chef adjoint du département du changement climatique de la Commission nationale pour le développement et la réforme, qui est le premier planificateur économique du pays, a déclaré que la Chine avait la responsabilité de guider et d'aider les autres pays à lutter contre les défis climatiques.

M. Lu a précisé que faire davantage d'efforts pour faire face aux défis climatiques ne signifie pas que la Chine aura besoin de combler le vide financier laissé par les Etats-Unis.

Washington avait promis d’engager 3 milliards de dollars dans le Fonds vert pour le climat, mais n'a dépensé qu'environ 1 milliard de dollars. Le fonds a été mis en place pour recueillir de l’argent auprès des pays développés afin de le dépenser dans des projets environnementaux dans les pays en développement.

Compte tenu de la croissance économique rapide de la Chine et de son fort engagement, la communauté internationale se tourne vers la Chine pour combler le vide financier. Mais « faire notre maximum en Chine est la plus grande contribution que nous puissions faire », a déclaré M. Lu.

Faisant écho à ses propos, Bai Yunwen, chercheuse au sein de l'organisation non-gouvernementale chinoise Greenovation Hub, a indiqué que jouer un rôle de premier plan ne signifie pas que la Chine doit relever ses objectifs de réduction d’émissions de carbone afin d'assumer le leadership.

En plus de réduire ses propres niveaux d'émission de carbone, la Chine a joué un rôle important en aidant d'autres pays moins développés à adhérer à l’accord sur le climat, a-t-elle ajouté.

« Considérer la Chine comme un précurseur plutôt qu’un leader serait plus approprié », a-t-elle déclaré.

(Rédactrice: Caroline)