Nouvelle vie d'une famille tibétaine

Publié le 2020-09-29 à 16:24  |  China Tibet Online


En photo : la femme de Losang Nyangdrak travaille dans une usine de culture de champignons du village.

« C'était le 15 décembre 2016, notre famille a déménagé du village de Baidui à Lhassa dans le village de Siji Jixiang, canton de Tsalna, comté de Chushur. Et voilà notre maison! » dit Losang Nyangdrak en pointant du doigts un immeuble blanc de deux étages devant nous.

« Dans le village de Siji Jixiang, nous avons installé le chauffe-eau solaire et nous avons une salle de bain séparée. L'accès au réseau à grand débit me permet de suivre les cours en ligne. » déclare Tamdrin, fille cadette de Losang Nyangdrak, une élève en deuxième année au lycée Shiyan de Beijing de Lhassa. Selon elle, sa famille logeait auparavent dans une vieille maison au village de Baidui. Ils avaient hérités de tous les meubles de ses grands-parents. Pour prendre une douche, il leur fallait aller au centre-ville du canton et cela prenait une demi-heure en voiture. Sans Internet, elle  devait aller à l'école ou aux cafés Internet pour avoir accès aux documents uniquement diponibles en ligne.


En photo : le village de Siji Jixiang, au site de réinstallation dans le canton de Tsalna, comté de Qushur, construit grâce aux politiques de lutte contre la pauvreté.

« Mon père veut que je revienne au village quand j'aurai obtenu mon diplôme universitaire. Mais je pense qu'il me faut plutôt sortir du village, ou même du Tibet, pour connaître un peu le monde extérieur. Comme ça, je saurai ce que je peux faire dans notre village natal. » déclare Tamdrin.

Le village de Losang Nyangdrak se trouve dans le canton de Tsalna, près du milieu de la route de Lhassa à l’aéroport de Gonggar. Il s'agit d'une zone à conditions plutôt favorables à l'agriculture dans la vallée de la rivière de Lhassa. Le village est un des premiers sites de réinstallation dans le cadre de lutte contre la pauvreté au Tibet.


En photo : la nouvelle maison de Losang Nyangdrak à la communauté de réinstallation.

Dans le village, les deux côtés des routes principales sont boisées des plantes comme le rosier et le thuya. La famille de Losang Nyangdrak aime faire une promenade dans le village après les repas. Tamdrin explique que bien des plantes sont plantées par elle, sa mère et d'autres villageois.

« Je mène des habitants du village pour développer l'industrie de plantation, mais de temps en temps je prend en charge de petits travaux de construction. » poursuit Losang. Avant le déménagement, il était fort endetté de plus de 3 millions de yuans (371 700 euros). A cause des contraintes physiques, son épouse était incapable de travailler. La vie était extrêmement dure pour cette famille, jusqu'à ce qu'ils déménagent dans le nouveau village. Là, Losang a non seulement pu s’aquitter de toutes ses dettes, mais il réalise aussi chaque année un revenu d'environ 200 000 yuans (24 780 euros), après avoir distribué plus d'1 million de yuans (123 900 euros) de dividendes aux villageois. L'année dernière, sa femme s'est remise physiquement et a trouvé un travail dans une usine de culture de champignons du village.


En photo : Tamdrin cause avec sa mère dans le jardin potager devant leur maison.

Autour du village de Siji Jixiang, il y a de nombreux organismes de production : une base de dix mille mu pour la reproduction des variétés de plante par la sélection de semences, une base de plantation des médicaments chinois et tibétains, des serres de 100 mu et une ferme moderne de vaches à lait. Maintenant, les villageois se reconvertissent en ouvriers industriels et ce nouveau rôle professionel leur permet de gagner ainsi de l'argent tout près de chez eux.

(Rédactrice : Claire SHENG)