Karma Chodrak : un sculpteur qui aide à lutter contre la pauvreté tout en préservant son art

Publié le 2020-07-23 à 11:28  |  China Tibet Online


Karma Chodrak.

Le canton de Phusum est connu comme la « ville natale de la sculpture ». La moitié des familles du canton travaillent dans la gravure et l'impression des drapeaux de prières. En 2009, les compétences de gravure de Phusum ont été incluses dans la Liste de protection du patrimoine culturel immatériel au niveau de la région autonome du Tibet.

Le superbe processus de sculpture de Phusum et ses procédures compliquées peuvent être subdivisés en plus de 30 procédures allant de la sélection du bois, la production, la sculpture à la production finale de panneaux de sculpture de haute qualité. Tout se fait à la main, et ces techniques sont considérées comme une compétence ancienne que les gravures modernes ne peuvent pas remplacer.

De plus, les sculptures de Phusum ont différentes formes et sont largement utilisées. Elles ne comprennent pas uniquement des écritures et des motifs sculptés, mais elles sont également utilisées pour l'impression de drapeaux de prière.


Dorje Chophel (à droite) et Karma Chodrak (à gauche).

Karma Chodrak est né dans une famille de copieurs et de sculpteurs des écritures tibétaines dans le village de Ruba, dans le canton de Phusum. Son père Dorje Chophel a formé de nombreux disciples en sculpture des écritures tibétaines, et son grand frère Dampa Roje est maintenant engagé dans le sauvetage et la protection d'anciens livres tibétains dans le palais du Potala. « La plupart de mes souvenirs d'enfance sont liés à la calligraphie tibétaine et à la sculpture des Écritures », explique Karma Chodrak.

À l'âge de 13 ans, Karma Chodrak a commencé son apprentissage de la sculpture. Après des longues études et pratiques, les techniques de la calligraphie et de la sculpture tibétaine de Karma Chodrak s'améliorent de plus en plus. En 2014, il est devenu un héritier représentatif du patrimoine culturel immatériel de sa ville. Aujourd'hui, les sculptures de calligraphie tibétaine de Karma Chodrak sont bien connues, et les commandes ne cessent de lui arriver, et bien qu'il soit bien lancé sur la route de l'enrichissement, mais il n'a pas oublié de pousser ses villageois et les aide à devenir riches ensemble.

Dans le cadre de la stratégie de revitalisation rurale, le 11 avril 2016, Karma Chodrak, avec le soutien du gouvernement du district de Nyimu, a créé en tant que personne morale une coopérative professionnelle pour assurer l'héritage de la sculpture de calligraphie tibétaine de Dele Baijue. Grâce à diverses méthodes telles que l'emploi sur place et les dividendes en espèces, il est devenu un bon guide pour encourager les agriculteurs et les bergers locaux à augmenter leurs revenus. Les canaux de revenus pour les agriculteurs et les bergers locaux ont été élargis, ce qui a fortement encouragé le développement soutenu, sain et rapide de l'économie locale, améliorant considérablement les moyens de subsistance des populations. « La plupart des apprentis inscrits dans notre coopérative viennent de ménages pauvres du village. Je leur paie un certain salaire, et j'espère réduire leur fardeau familial », a dit Karma Chodrak. « J'ai rassemblé 40 apprentis au total. La plupart des apprentis qui ont terminé la formation se sont déjà engagés sur la voie de la prospérité avec leurs propres compétences. »

« Mon plus grand rêve est de diriger une école et de recruter principalement des enfants et des étudiants pauvres qui veulent vraiment apprendre. Je leur apprendrai les techniques de sculpture de calligraphie tibétaine, d'écriture tibétaine et d'écriture du sutra et de restauration murale. D'une part, il appartient à la prochaine génération de continuer à transmettre ces compétences en sculpture. D'un autre côté, c'est une compétence qui peut être enseignée aux enfants de familles pauvres. J'espère qu'ils pourront s'enrichir par eux-mêmes », a déclaré Karma Chodrak.



(Rédactrice : Claire SHENG)