Un cadre de soutien s'installe au village pour apporter aux villageois

Publié le 2020-04-30 à 23:01  |  China Tibet Online

Sur le « champ de bataille » pour se débarrasser de la pauvreté, une « force principale » se trouve toujours au front, ce sont les cadres de soutien installés dans les villages. 

Qiuji Ere est un jeune tibétain au début de sa vingtaine. Il n'est pas grand, mais plutôt costaud. Le 1er juillet 2018, Qiuji Ere a été envoyé au village d'Azang, canton de Mao'ergai, comté de Songpan par l'Hôpital tibétain de la préfecture d'Aba de la province du Sichuan, pour devenir un cadre de soutien habitant au village. Ici dans la région, les habitants l'appellent affectueusement « Aku Dropa », c'est-à-dire un jeune berger issu des prairies. 

Le matin, le travail de Quiji Ere consiste à aller chez les villageois pour les sensibiliser aux politiques préférentielles de l'administration. Il est bien conscient qu'en fin de compte, se débarrasser de la pauvreté et augmenter le revenu des pauvres dépend de leur propre travail acharné. Il traite les problèmes aux racines, leur incite à changer leur pensée avant de les motiver.  

Chez les ménages pauvres, Quiji Ere introduit la politique d'emploi de travail migrant auprès des villageois en tibétain et leur guide pour participer à la construction des infrastructures locales et à d'autres travaux spécifiques. « En pensant par eux-même, en prenant des décisions et en faisant des efforts, les familles pauvres peuvent améliorer la vie par le travail et éviter de retourner dans la pauvreté. » 

Grâce aux efforts de tout le monde, cette année, les infrastructures du village d'Azang ont connu un « grand changement » : 45 toilettes rénovées dans les foyers, 2 nouveaux ponts en acier, 20 kilomètres de routes d'accès aux champs de production, 3 kilomètres de clôtures de zone écologique… Le sentiment de bonheur des villageois continue de s'améliorer. 

Dans l'après-midi, le soleil de Mao'ergai était extrêment chaud. Quiji Ere est venu au domicile du Sopa, une personne couverte par « cinq titres d'assurance sociale ». Le vieil homme a des jambes et des pieds affaiblis, ainsi il n'avait pu demander le renouvellement de sa carte d'identité (maintenant version plastique munie d'une puce électronique), ce qui rendait impossible la demande de carte de sécurité sociale. Quiji Ere tient toujours cette affaire à cœur, et ce jour-là, il a apporté à la maison la carte d'identité de Sopa, et ce dernier a souri joyeusement en la regardant. 

Chaque jour, la pensée de Quiji Ere est remplie de petites et grandes choses à faire pour les agriculteurs et les bergers. 

En fin d'après-midi, Quiji Ere est revenu à la ferme Rouge. Afin de faire fonctionner l'économie collective du village, il a pris rendez-vous avec le propriétaire Tashi pour discuter sur la location de la ferme. Quiji Ere est venu tôt à la ferme pour vérifier les matériaux et préparer le contrat et d'autres matériaux connexes. A 18h00, Tashi est également arrivé à l'heure, et après une conversation, il a franchement signé le contrat. 

Prenant compte du temps de repos de tout le monde, Quiji Ere a discuté avec les membres de l'équipe de soutien pour organiser une réunion du village à 19h00, après laquelle il est retourné chez lui avec le corps fatigué. Il lui restait encore un dernier travail - il écrivait alors dans son cahier un résumé de son travail dans la journée et planifiait pour le lendemain… Il était déjà 20 heures. 

Une fois, sa famille lui a demandé s'il avait vécu des moment émouvants pendant son séjour dans le village. Il a dit sans même penser, « Bien sûr, c'est le moment où un bébé de 6 ans d'un ménage pauvre a dit à ses amis que je suis un proche de sa famille. » Pour Quiji Ere, ce moment vaut simplement tout au monde. 

Quiji Ere a travaillé pendant 12 heures dans la journée, ce qui est pratique courante pour des dizaines de milliers de cadres de soutien installés au village, au quoditien. Il est possible qu'il n'y ait pas de « grands projets » vigoureux, mais seulement de « petites choses » ordinaires à faire pour les villageois. Ces cadres de soutien se consacrent au front de la bataille, acharnés au travail tout en gardant leurs motivation d'origine aux poste dans chaque village ordinaire. 

(Rédactrice : Lucie ZHOU)