« L’histoire d’amour » d’une enseignante canadienne à Gannan : les enfants ont besoin de moi

Publié le 2018-11-21 à 14:17  |  China Tibet Online

La Canadienne Nettie, âgée de 54 ans, vit dans la région tibétaine de Gannan depuis six ans. En matinée, elle achète une tasse de yogourt dans un petit magasin en face de l'école. Après la classe, elle va au restaurant à côté de la porte de l'école pour manger du « riz avec sauce ». Le soir, les étudiants discutent souvent dans sa maison où elle a organisé un « English Corner ». Elle fait aussi du pain à la banane au chocolat pour les étudiants. Des étudiants l’appellent même « mère adoptive », ce qui la rend très heureuse.

Nettie est une enseignante étrangère à l'Université normale des nationalités du Gansu. En octobre 2018, Nettie a reçu le « prix Dunhuang » décerné à un expert étranger du gouvernement de la province du Gansu. Il s’agit d’une louange pour son dévouement désintéressé à cultiver des talents nationaux et internationaux sur le haut plateau.

Avant de venir en Chine, Nettie enseignait dans une école du canton de Norwich, dans le comté d'Oxford, en Ontario, au Canada. Elle est venue en Chine pour la première fois en 2002. « Dans le passé, nous ne savions pas grand-chose de la Chine. C'était juste un pays si grand, j’étais très curieuse. Après la réforme et l’ouverture de la Chine, les Occidentaux ont commencé à mieux comprendre la Chine progressivement. Dès je suis venue ici, j'ai voulu m'installer en Chine. » Elle dit qu’elle aime beaucoup la culture et la cuisine chinoise et qu’elle aime bien se faire des amis parmi les Chinois.

En 2008, Nettie est revenue en Chine. Elle a étudié le chinois à Tianjin et a enseigné à l'école secondaire affiliée à l'Université normale de Qinghai. Durant la semaine précédant la rentrée des classes en septembre 2013, elle a décidé de s'installer à Gannan. « Les enfants ici sont simples et gentils. De nombreux étudiants sont venus m'aider à déplacer des objets quand j'ai déménagé. Ils sont timides et ont un bon sens de l’humour. » En parlant de ses élèves, les yeux de Nettie pétillent de joie et son sourire est contagieux. Il semble qu’elle pourrait parler pendant des heures de choses intéressantes et de souvenirs.

Notre école est très grande et l'environnement est magnifique. Je marche tous les jours pour aller en classe. Je reviens après les cours, ça fait environ 2 km, il y a peu de gens, c’est très confortable. » Pendant les vacances, Nettie visite les prairies profondes de Luqu et de Maqu. En été, elle s’assoit avec les bergers dans une tente et boit avec eux du thé au lait. « Les parents des élèves sont très enthousiastes et ils sont très gentils avec moi. » Elle dit que le peuple tibétain est « pur et lumineux » comme le ciel de Gannan. Cela lui fait sentir que Gangan est sa « deuxième ville natale ».

La majorité des étudiants de l'Université normale des nationalités du Gansu sont issus des zones agricoles et pastorales du Gansu. La base des étudiants en anglais est faible. Pour les étudiants qui souhaitent étudier à l'étranger, Nettie organise gratuitement des entrevues de visa en anglais à domicile. Elle présente aussi des connaissances de base sur la vie étrangère et les différences culturelles entre la Chine et l'Occident, etc. Elle ressemble à une mère qui préparer ses propres enfants à voyager.

En avril 2017, elle a créé la « Bourse personnelle Gu Aijia » à partir d'une partie de son salaire personnel. Elle finance ainsi 10 étudiants pauvres par semestre. Elle a dit que bien que cette somme n'est pas énorme, mais qu’elle espère sincèrement aider à payer les frais de subsistance des enfants. À propos du « prix Dunhuang » décerné aux experts étrangers par le gouvernement de la province du Gansu, Nettie dit : « J'espère oublier ce prix, car je ne considère pas que je le mérite. Je ne fais que ce que je dois faire. J'aime Gannan, j'aime mes étudiants, je suis très heureuse ici. »

( Rédacteur : Samuel )