La première célébration de la Nouvelle Année au Tibet

Publié le 2019-12-05 à 10:47  |  China Tibet Online


En photo : des habitants en costumes du village de Tongmai, canton de Mirui, district de Bayi, chantent et dansent pour fêter le Nouvel An Gongbo.

Le 27 novembre, également le 1 octobre selon le calendrier tibétain, la population de Nyingchi a fêté le Nouvel An Gongbo. Il s'agit de la première célébration de la Nouvelle Année au Tibet, lançant le coup d'envoi pour la saison des célébrations du nouvel an de la région : le Nouvel An de Burang à Ngari, le Nouvel An d'affaires agricoles à Shigatse et le plus grand Nouvel An du calendrier tibétain arrivent les uns après les autres.

Le jour même, le village tranquille retrouve sa joie. Les villageois revêtissent leurs costumes de fête, se réunissent avec leurs flèches sifflantes pour célébrer le Nouvel An ensemble. La musique commençant, tout le monde se rassemble et, sans se donner le mot, forme un cercle pour danser le Guozhuang, une danse traditionnelle tibétaine.


En photo : les hommes tirent les flèches siflantes pendant le Nouvel An Gongbo.

En plus de la danse Guozhuang, les hommes ont plus d'intérêt pour la flèche sifflante. Ils se donnent inlassablement des challenges à relever. A Nyingchi, la flèche sifflante a une longue histoire et est un programme indispensable pendant les fêtes locales.

Tashi Deji est une habitante du village de Tongmai. Selon elle, le premier jour du Nouvel An, elle se lève très tôt pour offrir de l'eau au Bouddha. « La première goutte d'eau de la nouvelle année offerte au Bouddha signifie le bon augure et la bonne chance. » déclare-t-elle.


En photo : la soirée tenue pendant le Nouvel An Gongbo.

« Je vis avec ma mère. Nous cultivons la terre mais aussi travaillons temporairement dans la base de plantation de légumes près de chez nous. Le travail dans la base nous rapporte quelques milliers de yuans chaque année. Et nos terres louées nous procurent aussi de l'argent. A la fin de l'année, on peut mettre de côté des dizaines de milliers de yuans. On a une vie confortable. » poursuit-elle.


En photo : la veille de la Nouvelle Année Gongbo, on « invite le chien au banquet ».

Tashi Deji nous présente également le rituel spécial du Nouvel An Gongbo. Par exemple, la veille de la nouvelle année, on « invite le chien au banquet ». D'abord, son propriétaire met du tsampa, des noix et du beurre sur une planche. Ensuite, il fait entrer son chien pour manger. Si le chien prend du tsampa, cela annonce une bonne récolte l'année prochaine ; si le chien choisit le beurre ou le résidu du lait, cela signifie les affaires d'élevage florissantes.


En photo : des habaitants danse leur danse traditionnelle locale.

L'oncle de Tashi Deji, Suolang Tsering, habite aussi dans le village de Tongmai. Il garde une maison de thé sucré. Il dit que sa famille ne dépend plus seulement de la culture de la terre et de l'élevage pour se nourrir. Gérer des affaires leur permet de vivre mieux.

Avec l'aide du village, il a réussi à obtenir un permis de conduire de chargeur sur pneus et à prendre en charge des travaux de construction. C'est devenu la source principale du revenu de sa famille.

Il espère qu'il pourra entreprendre plus de travaux de construction pour améliorer davantage les conditions de vie de sa famille.

(Rédactrice : Claire SHENG)