Histoire du vote par « urne d’or » au Tibet (Partie I)

Publié le 2019-03-14 à 11:03  |  China Tibet Online

L’urne d’or et les bâtonnets du tirage.

L’apparition du système de la réincarnation du Bouddha 

Le vote par « urne d’or » est une initiative importante de l'empereur Qianlong de la dynastie des Qing, par souci d’éviter d’éventuelles manipulations dans le processus de la réincarnation du Boudda par les familles nobles tibétaines et mongoles, ce qui les aident à prendre le pouvoir religieux.

L’autre objectif est d’enrayer l’union entre les grands lamas et les puissances laïques, au Tibet comme en Mongolie. Dans ce reportage, nous allons vous faire découvrir l’histoire de cette méthode de vote.

Une urne d’or devant la statue du Bouddha Sakyamuni, dans le monastère de Jokhang. Dedans, il y a trois bâtonnets qui portent le nom des candidats à la réincarnation.

La réincarnation du Bouddha, qui exerce une influence sur l’ensemble des régions tibétaine et mongole, est un système caractéristique du bouddhisme tibétain réglementé par l’école Géloug. Elle est apparue à un moment où se trouvaient « un grand mélange d’écoles bouddhistes tibétaines et de nombreux monastères » aux 11e et 12e siècles.

Pour survivre, les différentes écoles bouddhistes cherchaient à s’unir aux groupes laïques puissants. A l’époque, les méthodes de vote traditionnelles, à savoir la « transmission de père en fils » et la « transmission de maître en disciple », n’avaient plus leur place dans la société.

En 1546, Sonam Gyatso (le 3e dalaï-lama) fut recconnu comme étant la réincarnation de Gendun Gyatso (le 2e dalaï-lama), ce qui a marqué le début de la mise en oeuvre du système de réincarnation selon les références écrites de l’école Géloug.

Plus tard, l’empereur a approuvé les titres de dalaï-lama et de panchen erdeni. Ce sont les deux lignées de réincarnation les plus importantes dans le bouddhisme tibétain qui règnent en tant que chefs spirituels.

La mise en place du système de réincarnation des lignées de dalaï-lama et de panchen-lama a immédiatement été suivie par d’autres lignées moins importantes de l’école Géloug. Suite à l’application intégrale de ce système, un ensemble de méthodes et d’opérations concrètes, telles que la recherche et l’affirmation de la réincarnation, a vu le jour.

(Rédactrice : Claire SHENG)