Pourquoi se sont-ils installés au Tibet ?

Publié le 2020-09-10 à 10:17  |  China Tibet Online


En photo : paysage le long de la route Lhassa-Nyingchi.

Xiaoxi a passé les quatre années à l'université au Tibet. Après avoir obtenu son diplôme, il a travaillé comme enseignant dans une école primaire à Nyingchi. A l'époque, les routes entrant et sortant de Nyingchi étaient encore vieilles et sablonneuses. Les voyageurs n'osaient pas ouvrir la fenêtre en cours de route, sinon le sable soufflait dans la voiture, les yeux et la bouche des gens. L'une des diplômés, une fille, a été affectée au comté de Mêdog. Elle a connu un trajet infernal, souffrant de nausées et de nostalgie. Elle a pleuré et vomi tout du long. Nous pensions qu'elle quitterait bientôt Mêdog et rentrerait chez elle, mais au contraire, Xiaoxi et elle y sont restés pendant quatre ans.

"Les élèves respectent beaucoup leurs professeurs. Certains élèves sont très maigres et plus grands que certaines de nos enseignantes, ils disent "Bonjour professeur" avec respect chaque fois qu'un professeur passe devant. Il y a quelques jours, c'était leur remise de diplôme. Les élèves sont tous venus offrir le khada à leur chère Xiaoxi. De la deuxième à la sixième année, Xiaoxi leur a enseigné pendant quatre ans, et les élèves lui ont tenu compagnie pendant quatre ans. Pour lui, chaque enfant est comme un petit frère ou une petite soeur. Avant le départ, Xiaoxi a dit en plaisantant "même les plus vilains ont maintenant l'air adorables".


En photo : Yan Hua et son mari Tenzang.

Yan Hua, une jeune fille de Beijing, est venue voyager à Nyingchi en 2007. Depuis son retour, la beauté et les coutumes de cette terre lui manquent. Quatre ans plus tard, elle a décidé de quitter sa vie habituelle dans la métropole et de venir travailler à Nyingchi. "Le jour du festival d'Ongkor, les villageois sont venus me voir et m'ont dit : "Fais une pause aujourd'hui ! Suis-nous au festival." Puis ils m'ont emmenée manger, boire et danser avec eux. À des milliers de kilomètres de chez moi, j'avais pourtant l'impression d'être traitée comme une proche de la famille. "


En photo : une rue dans la nuit à Nyingchi .

Aujourd'hui, elle s'est liée d'amitié avec des Tibétains locaux et, avec le soutien du gouvernement local, a ouvert sa propre boutique à l'entrée du lac Basum. Elle produit de l'encens tibétain et des bols en bois, ce qui lui a permis d'augmenter ses revenus et de créer des emplois pour les résidents locaux. Elle vit maintenant pleinement sa nouvelle vie à Nyingchi.

Sur le chemin du Tibet, on rencontre des gens de tous les milieux et de toutes les régions du monde. Certains d'entre eux sont ensuite restés au Tibet. Ils ont consacré leur jeunesse au Tibet et ont fait de la région du plateau leur deuxième ville natale.


En photo : paysage du plateau.

La région autonome du Tibet est une terre prometteuse, pleine de possibilités de développement et un endroit idéal pour une bonne vie. De plus en plus de gens viendront au Tibet, tomberont amoureux du Tibet et y resteront peut-être.

(Rédactrice : Claire SHENG)