Café fusion toutes saveurs à la tibétaine: la créativité d'un jeune Tibétain

Publié le 2019-11-26 à 10:56  |  China Tibet Online

En photo : Gonpo Tsering en train de moudre les grains de café.

Il était 17 heures lorsque le journaliste est arrivé au café de Gonpo Tsering. Il est occupé derrière le bar à préparer du café pour les clients qui étudient, travaillent ou bavardent.

En photo : Gonpo Tsering verse du café.

"Un jour de travail comme aujourd'hui, je ne m'attendais pas à autant de clients." En parlant, Gonpo Tsering accélère les choses en main. "Lorsque vous venez à notre boutique, n'oubliez pas de goûter l'orge tibétaine au lait d'orge, le café noir au beurre et l'Anduo'aoga. Vous ne verrez ces trois verres nulle part ailleurs qu'ici."

Né en 1991 dans la ville de Mole, du comté de Qilian (préfecture autonome tibétaine de Haibei, province de Qinghai), Gonpo Tsering est venu à Xining en 2013 pour travailler dans un café. "C'était la première fois que je goûtais du café pur. Le goût moelleux était aqueux et rafraîchissant, me donnant envie de tenir la tasse de café plus longtemps."

En photo : de l'Anduo'aoga, fait par Gonpo Tsering.

Peu de temps après avoir travaillé dans le café, Gonpo Tsering est devenu formateur en café et s'est rendu à Shanghai pour donner une formation sur le café.

En 2015, Gonpo Tsering a quitté son emploi au café et a ouvert le premier café de sa vie au bord du lac Qinghai. "En raison des fluctuations de la saison de pointe et de celle hors pointe du lac Qinghai, le flux de clients dans le magasin n'est pas stable, seule l'activité en été est bonne."

En photo : après le départ des clients, Gonpo Tsering nettoie la table et remet l'assiette de service avec la tasse de café utilisées au bar pour nettoyer.

Pour de multiples raisons, Gonpo Tsering n'a eu d'autre choix que de fermer son premier café. Plus tard, il est retourné dans son comté natal de Qilian pour ouvrir un deuxième café. Malheureusement, en raison de la faible acceptation du café par la population locale, le deuxième café a vu la fin des affaires peu après.

"J'ai tout donné pour continuer sur ce chemin. Et je n'abandonne pas. Si je progresse lentement, je vois quand même bien l'avenir de cette piste. "

En 2018, Gonpo Tsering a ouvert un troisième café dans un centre commercial de Xining. Le style de décoration du café imite les caractéristiques des tentes tibétaines traditionnelles avec de nombreux ornements uniques de style tibétain. Le café fabriqué par Gonpo Tsering a également intégré des saveurs caractéristiques d'une vie tibétaine.

En photo : Gonpo Tsering verse de l'eau bouillante sur du papier filtre à café.

"Je veux juste répandre la culture tibétaine et la culture Qinghai avec le café comme support." Gonpo Tsering dit que chaque petite entreprise de café connaît d'innombrables échecs, "le choix des grains de café, la façon d'extraire le café, la qualité du caramel, le type de beurre, la transformation de l'orge tibétaine.... Tous ces facteurs influent sur la qualité du café comme produit fini. "

Gonpo Tsering veut créer quelque chose de nouveau sur la base de l'héritage et de la promotion de la culture alimentaire tibétaine traditionnelle. Il veut apporter de nouvelles choses de l'ancienne tradition, afin que la nourriture commune sur la table des bergers puisse aussi être présentée sous des formes réinventées devant les clients. "Beaucoup de touristes étrangers viennent dans ma boutique pour goûter le café. Ils ont tous bu du café, mais ils n'ont pas essayé l'orge tibétaine ou le beurre. Comment peut-on fusionner ces aliments en un seul ? Et à quel point le goût est-il différent ? Telles sont les questions que se posent les touristes étrangers curieux. "

En photo : Gonpo Tsering prend les commandes des clients.

Le café, ouvert depuis plus d'un an, a enfin un nom dont Gonpo Tsering est satisfait : Zhuoka (une gorgée de café). Dans sa boutique, les clients prennent chacun une gorgée de café dans un environnement calme et confortable et ont un moment de détente pour l'esprit.

En ce qui concerne l'avenir, Gonpo Tsering envisage d'attendre que l'opération se stabilise et qu'il ait fait des économies, ce qui lui permettra de retourner dans sa ville natale pour former des "café-philes". Il espère qu'avec ses efforts, les enfants de sa ville natale puissent avoir un aperçu de la culture extérieure, élargir leurs horizons, et ainsi changer l'avenir de ces enfants.

(Rédactrice : Lucie ZHOU)