Anda, une recette de beauté du plateau

Publié le 2019-09-19 à 18:58  |  China Tibet Online


Une femme tibétaine qui a appliqué de l'Anda.

L'utilisation de l'Anda et ses techniques de production sont transmises sur le haut-plateau enneigé depuis près de mille ans. Il s'agit d'un produit de beauté naturel créé par des bergers nomades vivant de l'élevage dans les prairies du nord du Tibet.

Vivant depuis longtemps dans le « troisième pôle de la terre » avec de mauvaises conditions climatiques, les habitants ont progressivement acquis le « secret » pour combattre les conditions naturelles. Dans la tente en poils de yak noire, les dames font chauffer le lait frais. Après avoir séparé les couches de lait plusieurs fois, la couleur du lait devient noire et le soin du visage appelé Anda est prêt.

L'utilisation de l'Anda et ses techniques de production existent principalement dans la zone d'élevage tibétaine dominée par les prairies du nord du Tibet.

La production de l'Anda a lieu généralement en été, où les prairies sont luxuriantes et les vaches produisent plus de lait. L'utilisation et la production de l'Anda sont très étendues et les méthodes de production sont en principe similaires. Seuls le temps de cuisson et la couleur finale de la formule diffèrent légèrement. Quant le lait frais est bouilli, et après avoir enlevé la couche d'huile, il est refroidi pour fabriquer du yahourt. Les produits laitiers restants continuent d'être transformés et le ghee est séparé par agitation. Le résidu de lait est ensuite extrait en continu. Après cela, on continue à faire chauffer le produit laitier avant qu'il ne forme lentement un liquide noir foncé. Voilà l'Anda. Certaines familles riches ne ramassent pas les résidus de lait et préfèrent faire cuire longtemps le produit laitier avant d'obtenir de l'Anda.


Une femme tibétaine qui a appliqué de l'Anda.

Après six ou sept heures d'extraction de la couche et de cuisson, l'Anda est prêt. Une fois refroidi, on peut l'emballer. Pour utiliser l'Anda, il faut bien se laver le visage et utiliser un morceau de laine douce pour s'essuyer. On applique ensuite une quantité d'Anda de la taille d'un ongle sur le visage. La laine douce, adhésive et absorbante permet d'appliquer uniformément le produit sur le visage. En plus de l'utilisation directe, on peut également ajouter un peu de cassonade et la mélanger uniformément.

Dans des circonstances normales, les femmes des régions pastorales tibétaines utilisent un foulard pour se cacher la tête et le cou lorsqu'elles vont travailler, afin de se réchauffer et de résister aux puissants rayons ultraviolets. Dans ce cas-là, l'Anda peut être appliqué sur toutes les zones du visage sauf les yeux, la bouche et le nez. Après le séchage naturel de l'Anda sur le visage, les femmes attendent souvent le lendemain, voire le troisième jour, pour laver leur visage à l'eau tiède.

Le visage qui est enduit d'Anda aura l'air propre et humide, la peau sèche sera soulagé et paraîtra plus blanche. L'ajout de sucre brun sert principalement à prévenir les tâches dues au soleil et à l'acné. On applique l'Anda à l'endroit où l'acné est exposé. Après avoir séché, on peut constater que l'acné a disparu.


Une femme tibétaine qui a appliqué de l'Anda.

Dans le folklore du nord du Tibet, l'Anda est à l'origine une sorte de médicament pour protéger la peau des vaches. Dans le passé, les vaches laitières du nord du Tibet souffraient souvent d'acné due à la traite manuelle et à l'alimentation à la bardane. Parfois même de grandes plaies apparaissaient. C'est pourquoi les éleveurs utilisaient souvent l'Anda pour protéger et soigner la peau de la vache. Ils ont constaté que le produit donnait de très bons résultats. Plus tard, l'Anda s'est progressivement transformé en méthodes et techniques cosmétiques spéciales pour le blanchiment de la peau des femmes dans les zones pastorales.

(Rédactrice : Claire SHENG)