Chen Renjie : l'amour d'un cadre d'aide ciblée au Tibet

Publié le 2019-08-13 à 15:06  |  China Tibet Online


Chen Renjie et les enfants dans la zone pastorale.

En tant que cadre du Groupe CITIC ayant participé à trois reprises au programme d'aide ciblée au Tibet, Chen Renjie ressent profondément que sa vie est étroitement liée au Tibet depuis son arrivée dans la région en 2012.

Au début, l'inconfort causé par l'écart d'altitude entre la province de Zhejiang, une terre fertile de basse altitude, et le plateau tibétain, situé à 4 700 mètres d'altitude, a été  le premier test à passer pour Chen Renjie. Du prospère Hangzhou au comté de Xainza (Nagqu), l'important contraste entre les niveaux de vie l'a également énormément surpris.

« Au début, même aller aux toilettes était un défi pour moi. J'ai dû marcher près de 100 mètres de dénivelé dans un vent de catégorie 8 et sous -20 °C. Une fois, à cause d'une forte fièvre, je n'arrivais même plus à marcher. » Chen Renjie a donc utilisé une pelle pour creuser un trou dans le sol gelé de sa propre cour afin d'en faire des toilettes de fortune. Cependant, il a déterré les « traces » laisées par d’autres personnes. « À cette époque, je ressentais un mélange de chagrin et de tristesse », raconte Chen Renjie avec émotion, « Bien sûr, le développement rapide du Tibet a fait de cette partie de ma vie du passé. Toutefois, quand il faut se trouver dans la vaste prairie du Qiangtang et loin des amis et des parents, il est difficile d'imaginer le sentiment de solitude et d'épuisement, en particulier lorsque l'on tombe malade. Ce sentiment est encore plus réel quand on est allongé dans un lit d'hôpital ».


Chen Renjie rend visite à des enfants dans la zone pastorale.

Au cours des sept dernières années, Chen Renjie a surmonté toutes sortes de difficultés. Il s'est rendu dans 62 villages administratifs du comté de Xainza en peu de temps. Il a rapporté près de 20 millions de yuans (environ 2,5 millions d'euros) de fonds caritatifs provenant d'organisations, de parents et d'amis pour les établissements d'enseignement primaires et secondaires du comté de Xainza. La vie des personnes en situation précaire s'est améliorée.

Le groupe CITIC a construit 8 jardins d'enfants dans le village du comté de Xainza avec une altitude moyenne de 4 800 mètres. L'achèvement des jardins d'enfants au niveau des villages a grandement favorisé l'éducation préscolaire des enfants dans les zones pastorales. Cela lui a notamment valu la reconnaissance des éleveurs. Ils appellent affectueusement Chen Renjie le « yak constructeur des jardins d'enfants ».

Une personne venue en aide au Tibet nécessite le sacrifice d'une famille. Lorsque son fils cadet avait encore trois mois, Chen Renjie a dû quitter sa femme et son fils. Lorsqu'il a demandé d'aller au Tibet pour la troisième fois, sa femme lui a déclaré avec une profonde affection : « Sois assuré que je m’occupe bien de notre enfant. Les enfants des zones pastorales sont aussi des enfants qui nous sont chers et tu dois t'occuper d'eux. »

Chen Renjie déclare toujours : « Sans l'opportunité donnée par mes supérieurs, sans l'accueil de la terre du Tibet et de ses habitants, et sans la contribution de ma famille, je n'aurais pas été associé au Tibet. Sans tout cela les idéaux et croyances de ma vie n'auraient pas été sublimés.

(Rédactrice : Claire SHENG)