L'héritière du patrimoine culturel immatériel de la « ville natale de la broderie tibétaine » du Qinghai

Publié le 2019-07-17 à 14:41  |  China Tibet Online

Dorje Tsuo est né dans le comté de Guinan dans la Préfecture autonome tibétaine de Hainan, du Qinghai. Ici, la broderie tibétaine a une longue histoire, les artistes sont nombreux et cet endroit est connu comme « la ville natale de la broderie tibétaine ». En 2012, la « broderie tibétaine de Guinan » est inscrite au patrimoine culturel immatériel provincial de la province de Qinghai. Dorje Tsuo est la seule héritière provinciale de ce comté.

À partir de 11 ans, elle a « appris le travail à l'aiguille avec sa mère ». Elle aime dessiner ses propres motifs et choisir les couleurs. Sur ses manchettes et ses cols, on peut voir quelques fleurs ingénieuses qui ont « poussé ». Peu à peu, les filles du village sont venues la voir pour lui demander de broder une série de ceintures, des semelles intérieures. Plus elle brodait, plus elle aimait cela.

Dorje Tsuo utilise des motifs comme accessoires, créant des animaux indépendants et des portraits brodés depuis 37 ans avec son « aiguille volante ». À son avis, le plus important pour les artisans de broderie tibétaine, c'est la persévérance et la patience.

Maintenant, si elle n'a pas de cours à l'extérieur, elle reste assise tous les jours devant son atelier de broderie après avoir pris son petit-déjeuner, où elle reste occupée jusqu'à la nuit. Comme une statue de Bouddha, elle brode la plupart de l'année.

Depuis 2005, Dorje Tsuo a été embauché pendant plus de dix ans en tant que technicien spécialisé dans l'enseignement des techniques de broderie tibétaine. Non seulement cela, mais elle se rend même dans des villages éloignés pour enseigner aux villageois des techniques pratiques face à face.

De nos jours, chaque foyer dans le village natal de Dorje Tsuo - le village de Guorenduo, dans le canton de Shagou du comté de Guinan - est occupé par la broderie. En hiver, lorsque les hommes ne sont pas occupés par les travaux agricoles, ils aident à tisser, alors que les femmes brodent ».

Elle sourit et dit: « D'abord on fait le dessin sur le papier blanc, on choisit la correspondance des couleurs, et puis on le colle sur le tissu, après quoi on peut broder selon le contour du cadre de broderie. Nous prenons des commandes et nous participons aussi à des expositions et des collections. »

Le comté de Guinan a adopté le modèle « entreprise + agriculteur » au cours des dernières années, afin d'encourager les agriculteurs à s'engager dans la production de broderies tibétaines et à créer des emplois locaux sur place. À l'heure actuelle, plus de 3 000 personnes travaillent dans l'industrie de la broderie tibétaine et le revenu annuel per capita est de plus de 8 000 yuans.

(Rédactrice : Lucie ZHOU)