Tseten Wangyel et Budarwa, les héritiers du procédé de fabrication des couteaux tibétains

Publié le 2018-08-20 à 08:46  |  China Tibet Online

Tseten Wangyel, père des couteaux Tselung, un dérivé du couteau Lhatse, est un des héritiers du patrimoine culturel immatériel national. Ses couteaux, forgés uniquement à la main, sont aiguisés à plusieurs reprises et leur lame est aimantée. Entre la lame et le manche se trouve un revêtement en fer. Le fourreau est fabriqué à base d’argent et de bronze, et est recouvert de gravures de dragons et de phoenix, ou encore de tigres et de lions.

En juin 2009, le Ministère de la culture en Chine nomme Tseten Wangyel héritier représentatif du procédé de forgeage des couteaux tibétain, procédé qui fait partie du patrimoine culturel immatériel national. Ces anciens couteaux Tselung sont, non seulement, un outil de travail exquis, mais aussi une arme pour se protéger. Ils sont aujourd’hui devenus des objets d’art très prisés dans le secteur touristique. Leur exportation à l’étranger permet d’assurer un revenu à la famille de Tseten Wangyel et d’améliorer leurs conditions de vie.

Budarwa, héritier de la 6e génération des couteaux Lhatse, est lui représentant du patrimoine culturel immatériel à l’échelle régionale. Dans sa forge, toutes les étapes de fabrication sont effectuées à la main : forgeage, lissage et polissage de la lame, façonnage, gravure et coloration du fourreau. C’est pourquoi fabriquer un couteau tibétain d’environ 10cm prend deux à trois jours. Tout en restant fidèle à ses procédés de fabrication, Budarwa s’est essayé à de nouvelles techniques telle que la gravure à motifs de dragons, de phoenix ou de fleurs, ce qui rend ses couteaux encore plus beaux. En 2008, le procédé de forgeage des couteaux tibétains de Lhatse a été inscrit sur la liste du 2e volume du patrimoine culturel immatériel et Budarwa en est devenu l’un des héritiers représentatifs.

Il est possible d’acheter ces couteaux auprès de Tseten Wangyel et Budarwa, ainsi qu’auprès de l’association communautaire des couteaux tibétains de Lhatse. Chaque couteau mis en vente est accompagné d’un cliché et de la signature de son auteur, afin de prouver son authenticité.

(Rédactrice: Caroline)