Cameroun : des candidats d'opposition demandent l'annulation de la présidentielle

Publié le 2018-10-12 à 14:38  |  French.china.org.cn

  Le Conseil constitutionnel du Cameroun a été saisi jeudi par des candidats d'opposition à l'élection présidentielle qui réclament l'annulation du scrutin de dimanche dernier, dénonçant des irrégularités.

  Joshua Osih, candidat du Social Democratic Front (SDF), le principal parti d'opposition, a ainsi exigé l'annulation totale du scrutin.

  "Il y a eu beaucoup d'irrégularités. Le déroulement du scrutin n'est ni libre ni équitable", a déclaré à Xinhua Kejant Henry, l'un des porte-paroles du SDF. "Il n'y avait pas suffisamment de matériel de vote dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et nous avons constaté des fausses cartes d'électeurs", a-t-il dit.

  Cabral Libii, candidat du parti Univers, veut lui aussi que l'élection soit totalement annulée. Il a évoqué jeudi sur sa page Facebook une "totale contradiction" entre les procès-verbaux qui seront acheminés à la Cour constitutionnelle et ceux qu'il a obtenus via ses équipes qui ont surveillé le dépouillement le jour de scrutin.

  Quant à Maurice Kamto, candidat du Mouvement de la renaissance du Cameroun (MRC), qui a proclamé sa victoire au lendemain du scrutin, il a demandé une annulation partielle de l'élection dans les régions anglophones, à savoir le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, où une importante abstention a été constatée en raison des menaces des séparatistes armés.

  Dans cette zone agitée, des bureaux de vote ont été délocalisés en violation de la loi et en faveur du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), le parti du président sortant Paul Biya, a affirmé à Xinhua le porte-parole du MRC, Olivier Nissack.

  Selon la commission électorale, Elections Cameroon, une vingtaine de pétitions ont été soumises par des candidats et des électeurs en vu de l'annulation du scrutin.

  Le Conseil constitutionnel devra les examiner avant d'annoncer le resultat de la course présidentielle au plus tard le 22 octobre, selon la loi électorale.

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