Le secrétaire général de l'Elysée visé par de nouvelles accusations de conflits d'intérêts

Publié le 2018-08-09 à 09:20  |  peopledaily.com.cn

   Le secrétaire général de l'Elysée, Alexis Kohler, a été visé à cause de possibles conflits d'intérêts avec la société Mediterranean Shipping Company (MSC) et le port français du Havre (Seine-Maritime) après la récente publication de documents par le site d'information français Mediapart.

   Alexis Kohler aurait approuvé en 2010 et 2011, des contrats entre le port du Havre (GPHM), dont il était alors membre du conseil de surveillance en qualité de représentant de l'Agence des participations de l'Etat français, et l'armateur italo-suisse MSC, fondé et dirigé par des cousins de sa mère, a révélé Mediapart dans les documents publiés le lundi 6 août.

   Selon la même source, "les procès-verbaux du conseil de GPMH ne laissent aucun doute : Alexis Kohler ne s'est jamais déporté quand MSC était concerné. Il a participé à toutes les délibérations, y compris celles concernant l'armateur italo-suisse. Une fois au moins, il a même voté une disposition, mettant en jeu de l'argent public, favorable à MSC".

   Le site d'information a également indiqué que plusieurs anciens membres du conseil de surveillance du port du Havre auraient affirmé "qu'ils ignoraient tout de la situation familiale d'Alexis Kohler et qu'ils sont tombés des nues quand ils ont découvert très récemment ses liens avec MSC".

   Mediapart a annoncé avoir saisi la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA) "pour obtenir la déclaration d'intérêts de M. Kohler lors de sa nomination au port du Havre".

   Ces révélations viennent s'ajouter à celles faites en juin dernier par Mediapart, selon lesquelles Alexis Kohler aurait siégé au Conseil d'administration de STX France dès 2010, dont MSC était le principal client obtenant à l'époque d'importants contrats. Alexis Kohler a ensuite rejoint MSC en 2016. Le numéro 2 de l'Elysée fait l'objet d'une enquête menée par le parquet national financier (PNF) pour "prise illégale d'intérêt" et "trafic d'influence" suite à une plainte de l'association anticorruption Anticor.

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