Pour Xi Jinping, priorité à la solidarité et à la coopération

Publié le 2020-03-25 à 12:00  |  China.org.cn

L'expérience de la Chine dans la bataille contre l'épidémie de coronavirus renforce la confiance mondiale. 

Dans le contexte de renforcement de la crise de santé publique mondiale engendrée par la pandémie de COVID-19, le président chinois Xi Jinping a utilisé la diplomatie de chef de l'Etat pour appeler à la mise en place d'une communauté de santé commune pour l'humanité. 

Les expériences de la Chine sur le contrôle de l'épidémie et son aide aux pays affectés par la contagion renforcent la confiance de la communauté internationale, alors que celle-ci s'efforce d'enrayer la propagation du nouveau coronavirus. Cela l'aide également à faire face aux défis engendrés par la maladie. 

Depuis le début de l'épidémie, Xi Jinping, en tant que commandant en chef de la guerre contre la contagion, a renforcé les efforts diplomatiques pour prôner la coopération internationale sur le contrôle épidémique, car il estime que la solidarité et la coopération sont les armes les plus puissantes contre le virus. 

Par le biais de réunions, de conversations téléphoniques et de correspondances avec les dirigeants étrangers, Xi Jinping a souligné l'importance de maintenir la communauté de destin pour l'humanité face à une crise de santé publique mondiale. 

Dans les messages de sympathie envoyés récemment aux dirigeants de la France, de l'Allemagne, de l'Espagne et de la Serbie, rendus publics samedi dernier, Xi Jinping a indiqué que la Chine était prête à partager ses informations et son expérience dans la réponse face à l'épidémie, mais également à fournir une assistance dans la mesure de ses compétences. 

Dans le message destiné au président français Emmanuel Macron, Xi Jinping a déclaré que la Chine et la France, toutes deux membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, partageaient la responsabilité de préserver les vies et la santé de l'humanité. 

La Chine est prête à réaliser des efforts concertés avec la France pour renforcer la coopération internationale dans la prévention et le contrôle épidémique, pour soutenir les Nations unies et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui jouent un rôle central dans l'amélioration de la gouvernance mondiale de la santé publique, mais aussi pour établir une communauté de santé commune pour l'humanité. 

La Chine est également prête à renforcer la coopération avec l'Allemagne dans des domaines comme le contrôle de la maladie, le traitement des patients ainsi que la recherche et développement d'un vaccin, afin de protéger conjointement la santé et le bien-être de la population des deux pays et du monde entier, a fait savoir Xi Jinping dans son message adressé à la chancelière allemande Angela Merkel. 

Dans son message au roi d'Espagne Felipe VI, le président chinois a affirmé que la Chine soutenait fermement les efforts de l'Espagne dans la lutte contre le virus. Notant que l'humanité est une communauté de destin, Xi Jinping a insisté sur le fait que la solidarité et la coordination étaient les seuls moyens pour permettre à l'humanité de surmonter ce défi sécuritaire en matière de santé publique. 

Dans son message au président serbe Aleksandar Vučić, Xi Jinping a fait savoir que la Chine apporterait à la Serbie une assistance en matière d'équipements de protection et d'instruments médicaux, et qu’elle enverrait une équipe d'experts médicaux pour l'aider à mieux contenir l'épidémie de COVID-19. Une équipe d'experts médicaux chinois est partie pour la Serbie samedi après-midi. 

Plus tôt, Xi Jinping a également envoyé des messages de sympathie à des pays durement touchés par l'épidémie, comme la Corée du Sud, l'Italie et l'Iran, mais aussi l'Union européenne, exprimant le soutien de la Chine envers leurs efforts pour enrayer l'épidémie. 

D'après Yuan Peng, le président de l'Institut des relations internationales contemporaines de Chine, Xi Jinping a utilisé son agenda diplomatique pour démontrer que la Chine était un acteur responsable majeur dans le monde en matière de réponse à l'épidémie. Selon lui, cette épidémie met à l'épreuve la capacité du pays à gérer les relations internationales tout en faisant face aux urgences sanitaires. 

« Le COVID-19 semble chaque jour atteindre un jalon nouveau et tragique », a déclaré vendredi le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d'une conférence de presse. Selon lui, « chaque décès est une tragédie », mais aussi une « motivation » à faire tout ce qui est possible pour enrayer la transmission du virus. 

Dimanche, l'OMS rapportait 267013 cas confirmés, dont 11201 décès, dans 184 pays et régions. 

Tout en faisant tout son possible pour lutter contre l'épidémie sur son territoire, la Chine a donné des millions de masques faciaux et d'autres équipements médicaux aux pays et régions ayant besoin d'assistance, incluant l'Iran, la Corée du Sud, le Japon, les Philippines, la Grèce et l'Union africaine. Le gouvernement chinois a en outre fait don de 20 millions de dollars à l'OMS. 

En plus de la Serbie, la Chine a par ailleurs envoyé des équipes d'experts médicaux en Iran, en Iraq et en Italie, et organisé des vidéoconférences avec des experts de la santé d'un grand nombre d'organisations internationales et de pays. Elle a aussi partagé des documents techniques, incluant des mesures de prévention et de contrôle épidémique, ainsi que des plans de diagnostic et de traitement, avec plus de 100 pays à travers le monde et plus de 10 organisations internationales et régionales, a annoncé le ministère des Affaires étrangères. 

Initiée par la partie chinoise, une vidéoconférence spéciale sur le COVID-19 a été organisée vendredi entre les ministres des Affaires étrangères de Chine, du Japon et de Corée du Sud, démontrant la résolution et la préparation des pays à répondre collectivement face aux défis mondiaux majeurs. 

La Chine a organisé une série de vidéoconférences sur la lutte conjointe contre le virus avec des pays d'Europe, d'Asie, d'Afrique et du Pacifique Sud. Le ministère des Affaires étrangères a indiqué que la Chine organiserait mardi une nouvelle vidéoconférence avec des pays d'Amérique latines et des Caraïbes. 

Le président chypriote Níkos Anastasiádis a exprimé sa gratitude envers la Chine pour son soutien à son pays dans la lutte contre le COVID-19. Il a fait savoir sur les réseaux sociaux que sa nation était « profondément reconnaissante » envers Xi Jinping, le gouvernement chinois et l'ambassadeur de Chine à Chypre, Huang Xingyuan, pour avoir apporté à son pays des fournitures médicales et partagé leur expertise scientifique dans la lutte commune contre le COVID-19. 

Le président du Parti communiste de Norvège, Runa Evensen, et son secrétaire international Svend Haakon Jacobsen, ont déclaré dans un message conjoint que la Chine avait partagé son expérience sur la prévention et le contrôle épidémique avec la communauté internationale de manière ouverte, donnant au monde un exemple en matière d'efforts conjoints contre des défis mondiaux. 

La Chine joue un rôle significatif dans les efforts collaboratifs pour enrayer la pandémie, a souligné Jonathan Arnott, un ancien membre du Parlement européen, dans un article publié sur le site internet du China Global Television Network (CGTN, anciennement CCTV International). 

Il existe des domaines clés dans lesquels la Chine peut apporter son aide au monde occidental, en matière d'expertise médicale dans la gestion du virus et d'approvisionnement en fournitures et en équipements essentiels pour lutter contre la pandémie, étant donné sa capacité colossale de production, a-t-il noté. 

Le temps de la coopération 

Jonathan Arnott a enjoint les nations occidentales à abandonner leurs différences idéologiques et à œuvrer avec la Chine face à cette urgence mondiale: « L'heure n'est pas à la désignation d'un coupable ou au débat détaillé de ce qui s'est passé. L'heure est à la coopération mondiale et à la collaboration face à une menace commune. » 

Michele Geraci, un ancien sous-secrétaire d'Etat au ministère du Développement économique de l'Italie, a indiqué que l'expérience de la Chine dans la lutte contre l'épidémie était « extrêmement précieuse ». 

Il a salué la Chine pour son assistance à l'Italie avec l'envoi d'experts et d'équipements médicaux: « Cela ne peut qu'aider à établir une relation plus forte permettant de sauver plus de vies en Italie, ce qui est notre objectif principal pour le moment. » 

Les relations sino-italiennes se sont renforcées depuis que les deux pays ont signé des documents de coopération sur l'initiative des nouvelles Routes de la soie en mars de l'année dernière, a-t-il indiqué, ajoutant être entièrement d'accord avec Xi Jinping sur l'avancement de la construction d'une « Route de la soie de la santé ». 

« L'initiative des nouvelles Routes de la soie ne concerne pas seulement le commerce et la culture, mais également la coopération dans la recherche et les urgences sanitaires », a-t-il souligné. 

Michele Geraci a remis en cause les rapports des médias affirmant que l'aide de la Chine pourrait être motivée par des facteurs géopolitiques: « Je ne vois aucune preuve indiquant que la Chine est en train d'obtenir une forte influence géopolitique en Italie en ce moment… mais si la Chine améliore son image par le biais de ses dons et de son aide, qu'il en soit ainsi. Je pense qu'il s'agirait d'un développement positif pour la Chine elle-même, mais aussi pour la société italienne qui connaîtrait davantage la Chine. » 

Il a également critiqué certains officiels des Etats-Unis, qui ont stigmatisé la Chine au cours de l'épidémie. Selon lui, ces derniers ont choisi « une mauvaise formulation »: « De la même façon que nous n'avons jamais appelé le MERS la "fièvre du Moyen-Orient" et que la grippe espagnole du siècle dernier n'est en aucun cas apparue initialement en Espagne, nous devons être attentifs à la façon dont nous utilisons les noms », a-t-il expliqué. 

(Rédactrice : Claire SHENG)