Une déclaration à l'ONU soutient la Chine sur le Xinjiang

Publié le 2019-11-01 à 11:13  |  China.org.cn

Zhang Jun, le représentant permanent de la Chine aux Nations-unies, a réfuté les commentaires « infondés » des Etats-Unis et de certains autres pays au sujet du Xinjiang.

Mardi, au cours d'une discussion sur les droits de l'homme lors de la 74e session de la Troisième Commission (chargée des questions sociales, culturelles et humanitaires) de l'Assemblée générale des Nations unies au siège de l'ONU à New-York, le Bélarus a fait une déclaration conjointe au nom d'un groupe de 54 pays − incluant le Pakistan, la Russie, l'Egypte, la Bolivie, la République démocratique du Congo et la Serbie − soutenant fermement les mesures de la Chine en matière de lutte contre le terrorisme et la radicalisation dans la région autonome ouïgoure de Xinjiang.

Cette déclaration a fait l'éloge de la Chine pour sa philosophie de développement centrée sur l'individu et ses accomplissements en matière de développement, évoquant les résultats positifs des mesures de contre-terrorisme et de déradicalisation au Xinjiang, lesquelles ont réussi à préserver de manière effective les droits de l'homme fondamentaux de tous les groupes ethniques au Xinjiang.

Selon elle, le terrorisme, le séparatisme et l'extrémisme religieux ont provoqué des dégâts considérables pour tous les groupes ethniques au Xinjiang, portant gravement atteinte aux droits de l'homme, incluant le droit à la vie, à la santé et au développement.

« La Chine a entrepris une série de mesures de contre-terrorisme et de déradicalisation au Xinjiang, incluant la mise en place de centres d'enseignement et de formation professionnelle », indique-t-elle, ajoutant que la sûreté et la sécurité étaient désormais revenues au Xinjiang et que « les droits de l'homme fondamentaux de tous les groupes ethniques y étaient préservés ».

Cette déclaration soutient également l'engagement de la Chine envers l'ouverture et la transparence, mentionnant le fait que le pays a invité un certain nombre de diplomates, d'organisations internationales, d'officiels et de journalistes au Xinjiang pour témoigner des progrès de la cause des droits de l'homme et des résultats des efforts de lutte contre le terrorisme et la radicalisation. « Ce qu'ils ont vu et entendu au Xinjiang contredit entièrement ce qui est rapporté dans les médias occidentaux », a-t-il été souligné.

La déclaration a exprimé son opposition à la politisation par certains pays de la question des droits de l'homme, les enjoignant d'arrêter leurs accusations infondées à l'encontre de la Chine.

« Nous exprimons notre ferme opposition à la pratique de ces pays consistant à politiser les questions des droits de l'homme, en nommant et en montrant publiquement du doigt d'autres pays, et en exerçant sur eux des pressions. [...] Nous appelons les pays concernés à s'abstenir d'employer des accusations infondées contre la Chine, basées sur des informations non confirmées, avant de s'être rendus au Xinjiang », insiste-t-elle.

Au cours de cette rencontre, plus de 30 pays, incluant le Kirghizistan, le Pakistan, la Russie, le Cambodge, le Myanmar, le Vietnam, l'Ethiopie, Cuba et le Nicaragua, ont exprimé leur soutien pour la position et les mesures de la Chine sur les droits de l'homme.

Le représentant du Kirghizistan a affirmé que la République kirghize considérait les affaires de la région autonome ouïgoure de Xinjiang comme une affaire purement interne à la Chine, qu’elle « [appréciait] les efforts du gouvernement de Chine pour préserver la culture ouïgoure, la liberté religieuse et la liberté des nationalités [sic] et soutenait les mesures prises par la partie chinoise pour assurer la sécurité, la stabilité et le développement du Xinjiang ».

« Les mesures prises par la Chine pour faire face à la situation et poursuivre le développement économique au Xinjiang sont fondamentales pour le peuple de Chine, qui est soutenu et apprécié par la communauté internationale », a déclaré le représentant du Cambodge.

« Nous saluons les efforts de la Chine pour combattre le terrorisme et l'extrémisme au Xinjiang en accord avec les lois. Nous souhaitons réitérer notre opposition à l'utilisation des droits de l'homme par tout pays comme d’une excuse pour interférer dans les affaires internes d'un autre pays. Les tentatives de faire pression au nom des droits de l'homme doivent être évitées », a fait savoir le représentant du Myanmar.

Zhang Jun, le représentant permanent de la Chine aux Nations-unies, a réfuté les commentaires « infondés » des Etats-Unis et de certains autres pays au sujet du Xinjiang. Selon lui, ces pays ont porté des « accusations infondées » à l'encontre de la Chine, ce qui constitue « une interférence grossière dans ses affaires internes, ainsi qu’une provocation délibérée », ajoutant : « La Chine s'y oppose fermement et les rejette. »

Zhang Jun a réaffirmé que les mesures préventives de contre-terrorisme et de déradicalisation au Xinjiang se basaient sur le droit et se conformaient à la volonté de la population.

« Il ne s'agit pas de droits de l'homme et cela n'a rien à voir avec de la discrimination raciale. [...] La Chine veut dire aux Etats-Unis et à certains autres pays d'arrêter de se confronter à la communauté internationale et de ne pas aller plus loin sur le mauvais chemin », a-t-il conclu.

(Rédactrice : Claire SHENG)