Le Congrès américain critiqué pour son ingérence dans les affaires de la Chine

Publié le 2019-09-27 à 15:18  |  French.china.org.cn

Beijing a exprimé sa forte opposition jeudi suite à l'approbation d'un projet de loi relatif à Hong Kong par les comités du Congrès américain, indiquant que toute action de ce type qui porterait atteinte aux intérêts de la Chine suscitera une réaction vigoureuse.

La « Loi de 2019 sur les droits de l'Homme et la démocratie à Hong Kong (Hong Kong Human Rights and Democracy Act of 2019) » confond le vrai et le faux au mépris total des faits, encourage effrontément les manifestants radicaux violents à Hong Kong et s'ingère dans les affaires intérieures de la Chine, a affirmé Geng Shuang, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, dans un communiqué en ligne. Il a exhorté les États-Unis à stopper immédiatement leur projet de loi et à cesser de s'immiscer dans les affaires de Hong Kong afin d'éviter de nuire davantage aux relations sino-américaines.

M. Geng a déclaré qu'il était dans l'intérêt de toutes les parties, y compris des États-Unis, que Hong Kong maintienne sa prospérité et sa stabilité, alors qu’il y a plus de 80000 citoyens américains à Hong Kong, plus de 1300 entreprises américaines et des investissements américains considérables.

Selon lui, l'adoption de ce projet de loi ne ferait qu'enhardir les manifestants radicaux dans leur déstabilisation de Hong Kong, ce qui mettrait en péril les intérêts de la Chine et des États-Unis.

Il a averti que personne ne devrait sous-estimer la détermination de la Chine à préserver sa souveraineté nationale, ses intérêts en matière de sécurité et de développement, à mettre en œuvre le principe « un pays, deux systèmes » et à préserver la prospérité et la stabilité de Hong Kong.

Depuis le retour de Hong Kong sous le giron de la Chine en 1997, des politiques incluant le principe « un pays, deux systèmes », « Hong Kong gouvernée par le peuple de Hong Kong », et un haut degré d'autonomie ont été sérieusement appliquées, et les droits et la liberté des résidents de Hong Kong ont été entièrement garantis, a avancé M. Geng.

Au cours des trois derniers mois, la situation à Hong Kong, qui a débuté suite au projet du gouvernement hongkongais d’amender une ordonnance pour autoriser des extraditions vers la partie continentale de la Chine et d’autres pays, s'est complètement effondrée, alors que des forces radicales et des activistes violents cherchent à perturber l'ordre public, à détruire des installations publiques et à attaquer et blesser des policiers, et ce avec le soutien et l'indulgence de forces extérieures et de perturbateurs anti-chinois à Hong Kong, ont affirmé des responsables.

« Tous ces actes vont bien au-delà des manifestations et rassemblements pacifiques normaux. Ils ont bafoué la moralité sociale, violé le fondement de l’État de droit et remis en cause le principe “un pays, deux systèmes” », a déclaré M. Geng.

Il a ajouté que le Comité des relations extérieures du Sénat américain et le Comité des affaires étrangères de la Chambre des États-Unis avaient persisté dans leur examen et leur approbation du projet de loi relatif à Hong Kong, ignorant les appels lancés par tous les secteurs de la société hongkongaise et les normes fondamentales des relations internationales. Ces actes révèlent pleinement les intentions malveillantes de certains membres du Congrès américain visant à propulser Hong Kong dans le chaos et contenir le développement de la Chine, a-t-il affirmé.

Le Bureau des affaires de Hong Kong et de Macao du Conseil des Affaires d'État et le Bureau du commissaire du ministère chinois des Affaires étrangères dans la Région administrative spéciale de Hong Kong ont également publié jeudi des communiqués condamnant cet acte.

Tam Yiu-chung, un ancien député de la RAS de Hong Kong, a déclaré que l'approbation du projet de loi par ces comités devrait porter encore plus atteinte aux relations sino-américaines déjà tendues, ce qui va en retour affecter les économies américaine et mondiale.

Ces approbations pourraient également alimenter les troubles à Hong Kong, et le soutien de forces étrangères pourrait avoir un effet pervers sur les manifestants violents, les incitant à faire encore plus de ravages dans la société, a-t-il avancé.

Afin de minimiser l'impact négatif de la décision américaine, M. Tam a exhorté le gouvernement de la RAS et le gouvernement central à envisager des contre-mesures. « Nous devons ouvrir les yeux de la communauté mondiale sur les intentions cachées des États-Unis et sur la situation réelle de la RAS de Hong Kong », a-t-il indiqué.

Lors d'une conférence de presse quotidienne, M. Geng s'est également opposé à la Loi sur l'initiative internationale de protection et de renforcement des Alliés de Taïwan (ou Loi TAIPEI, pour Taiwan Allies International Protection and Enhancement Initiative Act), qui a été approuvée mercredi par le comité du Sénat sur les relations étrangères.

En vertu de la Loi TAIPEI, le secrétaire d’État américain peut envisager d’élargir, de réduire ou de supprimer l’aide étrangère américaine aux pays qui « altèrent ou dégradent leurs liens officiels ou non-officiels avec Taïwan ».

« Les États-Unis ont établi des relations diplomatiques avec la Chine il y a 40 ans, mais empêchent maintenant d'autres pays de développer des relations normales avec la Chine, ce qui est déraisonnable et contradictoire », a souligné M. Geng.

La Chine exhorte les États-Unis à respecter le principe d'« une seule Chine » ainsi que les trois communiqués conjoints Chine-États-Unis, à cesser de pousser l'examen de la loi TAIPEI et à traiter de manière adéquate les questions liées à Taiwan, a-t-il déclaré.

(Rédactrice : Lucie ZHOU)