Connection affectueuse entre la peinture à l'huile et le palais du Potala

Publié le 2019-11-13 à 09:28  |  China Tibet Online

A l'approche du studio du peintre Jialin Huang, on sent dans l'air un mélange de l'odeur des peintures à l'huile et celle d'encens tibétain. Une fois dedans, on entre dans un monde du palais du Potala en peintures à l'huile : les images du palais du Potala, qu'il soit paisible ou vivant, décent ou mystérieux, éblouissent les yeux.

Pour Jialin Huang, le palais du Potala est la déesse dans son cœur et il reste un sujet éternel dans ses ouvrages. On peut trouver dans ses peintures le palais du Potala à toutes les époques depuis la réforme démocratique du Tibet, le palais du Potala rénovés plusieurs fois et le palais du Potala constitué par un seul palais blanc dans l'histoire. Ainsi, les peintures de Huang représentent non seulement l'image originale du palais du Potala, mais aussi les histoires qu'il a vécues. Loin d'une simple représentation d'un monument historique, Huang a donné dans ses œuvres un sens historique au palais du Potala, en transmettant les échos de l'histoire en peintures.

Né dans les années soixante dans le comté de Mainling, Jialin Huang vivait toujours au Tibet. A l'âge de 13 ans, il est venu à Lhassa avec ses parents et a passé son enfance avec les enfants tibétains, avec lesquels il a appris à parler couramment la langue tibétaine. Dans les années quatre-vingts, il a suivi une formation des beaux-arts de trois mois, organisée par un peintre réputé Zhuangxin Pei, avec lequel il est allé, en tant que son interprète, dans la ville de Shigatsé, dans la région de Ngari et dans d'autres villes pour faire des croquis de paysages. Durant le jour, lorsque le peintre Pei faisait ses peintures, Huang discutait avec lui en observant attentivement ses techniques. Le soir, il apprenait discrètement à peindre lui-même chez lui. Quelques mois après, il a commencé à créer sa propre peinture à l'huile en empruntant les sources et les expériences accumulées au cours de l'accompagnement de grands peintres comme Zhuangxin Pei, quand ils copiaient des peintures rupestres du monastère du Jokhang et du Tsaparang.

A cette époque-là, l'activité préférée de Jialin Huang est de monter dans la montagne Chakpori (en chinois : Yaowangshan) et de contempler tout seul le palais du Potala en face. Pour faciliter l'observation du palais, il demandait à être forestier de la montagne Chakpori afin de pouvoir habiter tous les soirs dans une case en pierre abandonnée et d'avoir une vision spéciale du palais. Du lever du soleil à la tombée du soleil, du printemps à l'hiver, il avait passé quatre ans à réfléchir et observer tous les coins, toutes les lignes et toutes les formes du palais. Toutes les couleurs des quatre saisons, tous les changements de lumière et des nuages ont été encrés dans sa tête.

Inspiré par des milliers d'observations et de dialogues en l'air avec le palais du Potala, Jialin Huang a pris avec passion son pinceau pour peindre son propre palais. Désormais, il s'est adonné au dessein du palais du Potala à l'huile. Malgré le trouble du monde extérieur, il était plongé dans son monde du palais du Potala sur la toile. Si Jialin Huang est appelé le premier peintre du palais du Potala à l'huile, c'est qu'il a non seulement peint de nombreuses peintures à l'huile du palais du Potala, mais aussi qu'il y a accordé l'esprit de ce grand monument historique.

(Rédactrice : Estelle ZHAO)