Des experts partagent leurs observations sur les progrès des droits de l'Homme en Chine lors d'un événement onusien

Publié le 2019-03-13 à 15:27  |  Xinhua

Un événement en marge de la 40e session du Conseil des droits de l'Homme (CDH) des Nations Unies, intitulé "Progrès des droits de l'Homme en Chine", s'est tenu lundi au siège de l'ONU à Genève.

Lors d'un événement organisé conjointement par la China Society for Human Rights Studies et la Mission chinoise auprès de l'ONU à Genève, cinq experts chinois ont partagé leurs observations sur les moyens dont les efforts de développement ont aidé à protéger les droits du peuple chinois au cours des dernières décennies.

Wuji'ahamaiti Tuerxun, président du Collège médical ouïgour du Xinjiang, a raconté l'histoire d'une Chine attachant une grande importance à la protection et à l'héritage des médecines traditionnelles des minorités ethniques.

Grâce aux efforts du gouvernement local, a-t-il indiqué, le secteur de la médecine traditionnelle du Xinjiang a connu un développement sans précédent non seulement dans la production de médicament mais aussi dans l'éducation et la recherche.

"Les fonctions médicales, les connotations culturelles et la valeur ajoutée touristique de la médecine traditionnelle ethnique" ont largement été explorées, a-t-il indiqué.

Les personnes de différentes nationalités en Chine ont différents systèmes de médecine traditionnelle, qui constituent un héritage de plus en plus valorisé.

Dans une perspective plus large, Xiao Wu, enseignant à l'Université des sciences politiques et du droit du Sud-Ouest, a déclaré lors de la réunion que le développement économique et social du Xinjiang avait beaucoup contribué à la promotion des droits de l'Homme.

Au cours des 40 dernières années, le revenu disponible par habitant des résidents urbains du Xinjiang est passé de 319 yuans (48 dollars) à 32.775 yuans (4.885 dollars), tandis que le revenu disponible par habitant des résidents ruraux est passé de 119 yuan (18 dollars) à 11.984 yuans (1.786 dollars), soit une multiplication par 100.

"Depuis la fondation de la République populaire de Chine, et en particulier depuis la réforme et l'ouverture, les droits à la sécurité sociale, à la santé et à l'éducation ainsi que d'autres droits des habitants du Xinjiang ont connu un bond qualitatif", a-t-il estimé.

Zhaluo, chercheur du Centre de recherche chinois en tibétologie, a souligné les efforts déployés par la région autonome du Tibet en matière de protection de l'environnement.

Environ 34% de la superficie territoriale du Tibet a été classée comme réserve naturelle, a-t-il rappelé. En outre, le gouvernement exige que tous les projets de développement soient strictement conformes aux exigences de protection de l'environnement, et la région autonome du Tibet détient un système strict d'approbation industrielle, accordant la priorité à l'écotourisme et aux industries culturelles de manière à réduire les dégâts environnementaux.

Zhao Shukun, professeur à l'Université des sciences politiques et du droit du Sud-Ouest, a indiqué que la Chine promouvait activement un Tibet sain et faisait des efforts pour sauvegarder le droit du peuple tibétain à la santé.

Avant 1951, a-t-elle noté, le Tibet était économiquement sous-développé, avec de mauvaises conditions médicales, ce qui se reflétait dans une croissance démographique stagnante pendant une assez longue période.

La population du Tibet est passé de 1,14 million d'habitants en 1951 à 3,37 millions en 2018, tandis que l'espérance de vie moyenne des Tibétains a atteint 68,2 ans en 2015, contre 35,5 ans en 1951.

Mao Junxiang, directeur exécutif du Centre d'études des droits de l'Homme à l'Université du Centre-Sud de Chine, a estimé que la recherche et l'éducation sur les droits de l'Homme étaient maintenant florissantes en Chine.

A l'heure actuelle, il y a plus de 40 institutions de recherche sur les droits de l'Homme et plusieurs centaines de chercheurs en droits de l'homme dans le plus grand pays en développement du monde, a-t-il précisé.

"Pour la cause des droits de l'homme en Chine, le développement vigoureux de la recherche et de l'éducation en matière de droits de l'Homme est non seulement une manifestation concrète, mais aussi un facteur contributif", a-t-il souligné.

(Rédactrice : Claire SHENG)