La robe jaune de l’Empereur VS l’étole : éléments à caractère bouddhique des costumes impériaux

Publié le 2018-12-05 à 14:18  |  China Tibet Online

La collection de vêtements vintage de Mme Bihong

Les costumes impériaux de la dynastie des Qing ont non seulement incorporé les éléments de la culture de la chasse des Man, mais ont également absorbé l'essence des couleurs et des ornements des costumes traditionnels, parmi lesquels les éléments culturels bouddhistes ne manquent pas.

Ces derniers jours, à l’occasion de la 4e édition du Forum du Monastère Huang, Mme Bihong, professeure à l’Académie des beaux-arts à l’Université du Tibet pour les nationalités, a prononcé un discours en tenue traditionnelle portant sur la culture bouddhiste en costume impérial, et établi un lien historique entre la culture traditionnelle chinoise et la culture bouddhiste.

La photo montre l’un des habits religieux présenté par Mme Bihong lors de son discours. C’est un vêtement orné d’os à cinq couleurs : blanc, bleu, jaune, rouge et vert représentent respectivement Bouddha Pilu central, Bouddha Achou (Akshobhya) à l’est, Bouddha Baosheng (Ratnasambhava) au sud, Bouddha Amida à l’ouest et Bouddha Amoghasiddhi au nord (ces objets sont issus de la collection du musée de la Cité Interdite).

« Thangka représentant l'empereur Qianlong en tenue bouddhique » présenté par Mme Bihong. Sur cette image, l'empereur Qianlong, vêtu d’une étole rouge et coiffé d’un chapeau pandit jaune, est assis en tailleur sur un lotus. Sur le lotus est écrit « Incarnation de Manjoushri, Bouddha des grandes vertus ». Ce genre de portrait montre non seulement la vénération de l'empereur Qianlong pour le bouddhisme tibétain, mais aussi sa conviction religieuse.

Le costume impérial est le point de départ du discours de Mme Bihong, qui a analysé de manière profonde le sens religieux et les connotations culturelles des tenues religieuses.

L’habillement, une fois défait de sa fonction principale étant de protéger le corps du froid, est devenu une démonstration de la culture d’une nation. Puis, l’impact du bouddhisme sur les costumes traditionnels chinois, a fortiori sur les costumes impériaux de la dynastie des Qing, n’agit pas seulement sur l’aspect superficiel, mais aussi sur la mentalité et la perception esthétique de la Chine.

( Rédacteur : Samuel )