Il faut étudier l'histoire de la communication interethnique du point de vue d'une communauté de destin pour la nation chinoise

Publié le 2020-09-16 à 11:22  |  China Tibet Online

Le 7e forum du Comité central du PCC sur le travail du Tibet s'est tenu récemment à Beijing. J'ai prix connaissance de l'esprit important de cette rencontre, et j'ai étudié à plusieurs reprises l'important discours du secrétaire général Xi Jinping. Dans ce document, j'ai une expérience particulièrement profonde à l'égard de la phrase : « Il est nécessaire de découvrir, de trier et de faire connaître les faits historiques des échanges et de la fusion de divers groupes ethniques au Tibet depuis les temps anciens, afin de guider tous les groupes ethniques vers la bonne direction et l'avenir de la nation pour qu'ils soient profondément conscients que la nation chinoise est une communauté de destin, et puissent ainsi promouvoir les échanges et l'intégration de tous les groupes ethniques. »

En raison de ma pratique dans l'enseignement et la recherche scientifique dans le domaine des études de Dunhuang, je suis venu en contact avec les études tibétaines, et j'ai étudié l'histoire des échanges multiethniques dans l'ancien Tibet. Je comprends également que la culture Dunhuang est le résultat de la création conjointe des Han, des Tibétains et d'autres minorités ethniques.

Au sujet des contributions des anciens Tibétains à la culture Dunhuang, le monde universitaire a actuellement un domaine où les études de Dunhuang et les études tibétaines se croisent. On appelle ce domaine « les recherches sur la culture Tubo-Dunhuang ». En effet, de la seconde moitié du 8e siècle au milieu du 9e siècle, les Tubo ont succédé à la dynastie Tang pour l'administration de la région de Hexi, y compris Dunhuang. Pendant le règne des Tubo à Dunhuang, ils ont aidé les moines et les laïcs locaux à creuser des grottes, à construire des temples, à recruter des moines et des nonnes, à traduire et à copier des écritures bouddhistes, respectant et poursuivant la dynamique de développement du bouddhisme à Dunhuang. Dans les parchemins des grottes de Mogao découvertes au début du XXe siècle, le nombre d'écritures bouddhistes en tibétain arrive juste derrière les écritures bouddhistes en langue chinoise, se classant en deuxième place. En plus des œuvres du bouddhisme tibétain représentées par les statues et les peintures murales des grottes de Mogao, il n'est pas exagéré de dire que la culture religieuse des anciens Tibétains est également une partie importante de la culture Dunhuang.

(Yang Ming, auteur collaborateur du Tibet.cn/professeur de niveau B et directeur de doctorat de l'Université des Minorités du Sud-Ouest)

(Rédactrice : Claire SHENG)