L'intervention militaire unilatérale est impopulaire

Publié le 2020-01-08 à 10:08  |  People's Daily

La Chine considère que toutes les parties doivent respecter les principes de la Charte des Nations Unies et des normes fondamentales guidant les relations internationales. Il faut respecter l'indépendance, la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Irak et sauvegarder la paix et la stabilité de la région du Golfe et du Moyen-Orient.

Chaque pays doit prendre sa part de responsabilité pour défendre la paix et la sécurité du monde. Tout abus de la force et tout aventurisme militaire seront rejetés par la communauté internationale. Aujourd'hui, les conséquences des roquettes tirées sur l'aéroport international de Bagdad, capitale de l'Irak, par les États-Unis le 3 janvier inquiètent la communauté internationale. Les tensions entre les États-Unis et l'Iran qui sont à couteaux tirés augmentent le risque des conflits militaires, rendant la situation déjà très complexe du Moyen-Orient encore plus incertaine.

Face au casse-tête, il faut garder une position juste et respecter le principe de justice pour trouver la solution. Comme demande la Chine, toutes les parties doivent respecter les principes de la Charte des Nations Unies et des normes fondamentales guidant les relations internationales. Il faut respecter l'indépendance, la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Irak et sauvegarder la paix et la stabilité de la région du Golfe et du Moyen-Orient.

La voix de la justice de la communauté internationale incarne la force qui sauvegarde la paix et la stabilité. « La Russie s'oppose à ce que l'on foule aux pieds la souveraineté de l'autre pays de façon brutale, notamment par l'action militaire unilatérale. » « La France s'oppose au recours à la force dans les relations internationales. » « Les États-Unis sont responsables de l'instabilité en Irak. Les politiques des États-Unis ont pour objectif de créer les tensions et de provoquer les conflits dans de différents pays. » La communauté internationale s'oppose au recours unilatéral à la force par les États-Unis. La population américaine est en colère: le 4 janvier, des manifestations anti-guerre ont éclaté à plusieurs villes comme Washington et Chicago. Les manifestants ont crié les slogans « Pas de guerre ni de sanction contre l'Iran! » « Retrait des États-Unis de l'Irak » «Pas de justice, pas de paix. Les États-Unis hors du Moyen-Orient! » Selon un sondage du Chicago Council on Global Affairs, presque la moitié des Américains considèrent que l'intervention militaire rend leur pays encore moins sûr. Cela prouve que l'intervention militaire unilatérale nuit aux autres sans apporter de bénéfices à soi-même et qu'elle est impopulaire.

Les frappes militaires et la pression maximale ne peuvent pas résoudre le problème entre les États-Unis et l'Iran. Depuis le retrait unilatéral des États-Unis de l'accord global sur le nucléaire iranien et la reprise des sanctions contre l'Iran, les relations bilatérales n'ont cessé de se dégrader, notamment depuis mai dernier, où les États-Unis ont intensifié leur campagne de pression maximale sur l'Iran. L'accord global sur le nucléaire iranien, résultat important de la diplomatie multilatérale, cristallise les efforts de toutes les parties. Il est un pilier essentiel de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient. À l'heure actuelle, de différentes parties doivent intensifier des échanges pour que l'attaque ne bloque pas la mise en œuvre de l'accord. Seul un règlement pacifique du problème, rendu possible par les moyens politiques, est capable de mettre fin au cercle vicieux qui consiste à répondre à la violence par la violence. Seuls le dialogue et la coopération, favorisés par un esprit inclusif, peuvent trouver une solution pérenne aux conflits.

« Nous sommes à un moment où les dirigeants doivent faire preuve d'un maximum de retenue. Le monde ne peut pas se permettre une nouvelle guerre du Golfe. » La déclaration de Farhan Haq, porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l'ONU reflète le vœu commun de la communauté internationale.

Il faut voir que toute action qui aggrave les tensions au Moyen-Orient signifie une catastrophe sans fin. En 2003, l'aventurisme militaire visant l'Irak a abouti à une guerre et au chaos prolongé. En 2011, à part le bouleversement en Asie de l'Ouest et en Afrique du Nord, que l'intervention par la force extérieure a entraîné « un hiver rigoureux »! Personne ne l'éprouve mieux que la population locale. Des personnes ayant la conscience le comprennent mieux. Les faits ont prouvé, une fois en plus que le recours unilatéral à la force ne résout guère le problème, et bien au contraire, il provoque un cercle vicieux de lutte qui va mal finir.

Le Moyen-Orient a besoin de force stabilisatrice et non pas de nouveaux conflits. Les membres de la communauté internationale doivent sauvegarder activement le droit international, la justice et l'équité internationales afin d'assumer leur part de responsabilités face à la conjoncture actuelle du Moyen-Orient, de manière à insuffler une énergie positive dans la région en faveur de la paix et de la stabilité. Ils doivent également faire en sorte que toutes les parties concernées par le différend reprennent le dialogue pour résoudre le problème.

(Par Zhong Sheng, Zhong Sheng est un pseudonyme souvent utilisé par le Quotidien du Peuple pour exprimer son point de vue sur la politique étrangère)

(Rédactrice : Claire SHENG)