Des experts condamnent les violences à Hong Kong et s'opposent à l'ingérence dans les affaires intérieures de la Chine

Publié le 2019-07-08 à 15:17  |  Xinhua

Les actes de violence récents à proximité du complexe du Conseil législatif (LegCo) dans la région administrative spéciale chinoise de Hong Kong constituent une infraction grave à la loi et à l'ordre social, ont estimé des experts, appelant les gouvernements occidentaux à cesser de s'ingérer dans les affaires de Hong Kong et dans les affaires intérieures de la Chine.

Pierre Picquart, expert français sur la Chine, estime que les actes de violence récents consistant à envahir le complexe du Conseil législatif dans la région administrative spéciale de Hong Kong (HKSAR) sont "inacceptables" et "intolérables", violent le principe d'"un pays, deux systèmes", troublent l'ordre social et économique de Hong Kong et nuisent aux intérêts de l'ensemble des habitants de Hong Kong.

Hong Kong fait partie de la Chine et d'autres pays doivent s'abstenir de s'ingérer dans les affaires de Hong Kong, a dit M. Picquart, ajoutant que la médiatisation excessive des événements à Hong Kong montre bien qu'il existe une véritable disproportion dans l'actualité par les médias occidentaux.

Adhere Cavince, un expert kényan spécialisé dans les relations entre la Chine et l'Afrique, a fait valoir que les actes de violence sont en infraction flagrante des lois de Hong Kong et que les propos récents du chef de la diplomatie britannique Jeremy Hunt à ce sujet montre la politique de "deux poids, deux mesures" de l'Occident sur les questions relatives à la Chine.

Igor Denisov, chargé de recherches au Centre pour les études sur l'Organisation de coopération de Shanghai et l'Asie de l'Est au sein de l'Institut d'État des relations internationales de Moscou, indique que ces actes franchissent une ligne rouge.

Aucune ingérence d'autres pays en Chine ni aucune politique de "deux poids, deux mesures" à cet égard n'est permise, et les incidents de ce type, où qu'ils surviennent, doivent nécessairement s'attirer la condamnation du public et une réaction forte des autorités, selon M. Denisov.

La violence trouble la stabilité de Hong Kong, et met en péril la vie et les intérêts à long terme des habitants, selon M. Denisov.

Ces actes violents sont choquants et enfreignent la liberté d'expression, selon Nadia Helmy, professeure en sciences politiques à l'université de Beni-Suef en Égypte et experte en affaires chinoises.

Si de telles violences interviennent dans n'importe quel pays occidental, les autorités prennent des mesures contre les manifestants, ce qui montre bien la politique de "deux poids deux mesures" des pays occidentaux, juge Farhat Asif, président de l'Institut d'études pour la paix et la diplomatie à Islamabad au Pakistan.

La HKSAR est un exemple parfait de la pratique d'"un pays, deux systèmes", et Hong Kong, après sa rétrocession à la Chine par les autorités britanniques, a maintenu sa prospérité et accumulé le prestige international, selon Selcuk Colakoglu, directeur du centre turc pour les études d'Asie-Pacifique.

Toutefois, estime M. Colakoglu, les actes de violence sapent le principe de règlement pacifique des litiges et nuisent aux intérêts essentiels et au bien-être des habitants.

Tout pays qui émet un jugement sur les affaires de Hong Kong viole les droits souverains de la Chine et les principes essentiels du droit international, a dit Evandro Carvalho, professeur en droit international au sein de la Fondation Getulio Vargas au Brésil.

Pour Richardo Chang, expert chinois au Mexique, ces voyous sont sans aucun doute dirigés par des forces extérieures et doivent être punis par la loi, et la Chine soutient la préservation de l'ordre social et des intérêts publics à Hong Kong, tandis que certains pays et médias contribuent à embraser davantage la situation.

La communauté internationale doit respecter la souveraineté nationale de la Chine et sa politique d'"un pays, deux systèmes", selon M. Chang.

(Rédactrice : Claire SHENG)