L'Initiative "la Ceinture et la Route" réduit les coûts du commerce sino-africain (officielle de l'ONU)

Publié le 2018-08-31 à 11:00  |  French.xinhuanet.com

NEW YORK (Nations Unies), 30 août (Xinhua) -- Bien gérée, l'initiative "la Ceinture et la Route" pourrait réduire considérablement les coûts de faire des affaires aussi bien pour la Chine que pour l'Afrique tout en renforçant leurs liens, a indiqué jeudi à New York une haute responsable des Nations Unies.

L'histoire de la coopération en matière de développement entre la Chine et l'Afrique remonte à longtemps et s'est beaucoup intensifiée ces dix dernières années. Le commerce, les investissements directs et les prêts de la Chine en Afrique se sont multipliés, a souligné Ahunna Eziakonwa, administratrice et directrice du Bureau Régional pour l'Afrique du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Selon Mme Ahunna, le partenariat sino-africain pourrait être utilisé pour éliminer les obstacles et contraintes au développement de l'Afrique.

Les mauvaises infrastructures, la dépendance excessive à l'égard des produits de base, la faible productivité agricole et les faibles investissements dans les capacités technologiques font partie des contraintes entravant le développement inclusif de l'Afrique, a souligné l'officielle de l'ONU.

Des infrastructures de qualité sont nécessaires pour s'orienter vers l'industrialisation, créer des emplois pour les jeunes et les femmes au chômage et combler le fossé de développement entre les zones rurales et urbaines, a-t-elle poursuivi.

"L'Afrique doit utiliser son partenariat avec la Chine pour exploiter le développement des infrastructures de qualité dans les domaines tels que les routes, les chemins de fer, les télécommunications et l'énergie afin d'accroître la connectivité et l'intégration régionales", selon elle.

"Pour que le partenariat soit gagnant-gagnant, il doit être guidé par les priorités de développement national des pays africains, le Programme de Développement des Infrastructures pour l'Afrique (PIDA) et l'Agenda 2063", a-t-elle insisté.

La coopération sino-africaine devrait également prendre en considération le fardeau de la dette qui pourrait entraver la croissance générale et le développement au fil du temps.

(Rédactrice: Caroline)