Un « jeune » village de relocalisation au Tibet cherche à augmenter les revenus de ses habitants

Publié le 2020-06-29 à 10:28  |  China Tibet Online

Sur la rive nord du fleuve se situe un village « jeune », dont le nom signifie « nouveau village d'union », administré par le canton de Trengo, comté de Gongkar, ville de Shannan, région autonome du Tibet. Il s'agit d'un village créé depuis moins d'un an.

Le 13 septembre 2019, les 121 agriculteurs et bergers des 34 ménages du village de Gandra du canton de Lhunpoxue du comté de Nanggarzê de la ville de Shannan ont déménagé dans ce nouveau village. De même pour les 1089 habitants des 276 ménages originaires d'autres régions du comté de Nanggarzê.

A partir du 14 juin de cette année, un deuxième lot d'habitants comptant 407 personnes et 107 ménages originaires de Dranang, Gongkar, Sangri, Comai, Chosam, Luntse, Nanggarzê de la ville de Shannan et de la zone de Sangan de la ville de Chamdo arrivent au fur et à mesure dans le nouveau village.

Installé dans la nouvelle maison depuis 10 mois, Dechen, 67 ans, est content de la vie actuelle. « La condition est toute bonne ici.» déclare-t-il.

Avant le relogement, Dechen habitait dans le village de Serdoi dans le canton de Lhunpoxue dans le comté de Nanggarzê. C'est un village sur une île, au nord-est du lac Yardok Yutso. Les villageois ont été habitués à rester sur l'île en hiver. Les bateaux constituent leur unique moyen de transport.

« En hiver, le lac se gèle. Les villageois n'avaient pas de moyens pour sortir. Donc, nous sommes obligés de rester sur l'île. En été, on pouvait sortir en bateau mais ce n'était pas des grands bateaux, la petite barque est dangereuse. » dit Dechen dans la salon de sa nouvelle maison. « Maintenant, la condition d'hébergement est agréable, le transport est pratique pour les activités quotidiennes, que ce soit le travail des jeunes, la scolarisation des enfants ou la consultation médicale des personnes âgées. La bonne santé peut apporter une bonne humeur. »

Le problème de relocalisation résolu, l'administration locale se lance dans l'exploitation d'industries locales. Par exemple, en mars cette année, la construction d'une base de pommiers nanisés de 1100 mu (73,3 hectares) et d'un champ agricole de haute qualité de 960 mu (64 hectares) a débuté dans le village, offrant de l'emploi aux résidents locaux.

Le fleuve Yarlung Tsangpo (parfois appelé Yarlung Zangbo) coule de l'ouest à l'est. Dans la région de la ville de Shannan du Tibet, le fleuve ralentit et la vallée s'élargit. Après des années de reboisement, c'est devenu un oasis.

« Ici c'est proche de l'autoroute et pas loin du centre-ville de Shannan et de celui de Lhassa. Il se peut que le tourisme rural se développe petit à petit. A travers des activités de loisirs diversifiées, tels que l'admiration des fleurs et la cueillette des fruits, on augmentera les revenus des villageois. » présente un cadre du village Sonam Tashi.

(Rédactrice : Claire SHENG)