Alai: il faut interdire le tourisme dans la région centrale du mont Everest pour respecter la nature

Publié le 2019-03-13 à 14:15  |  China Tibet Online

« Dans l’alpinisme commercial, une personne monte la montagne, et plus d'une douzaine de personnes le servent. Cela ne reflète pas l'esprit d'aventure, » a dit M. Alai, écrivain tibétain et un représentant du Congrès national du peuple, lors d'une interview avec des journalistes, le 6 mars. L’alpinisme commercial a amené beaucoup de déchets vers l’Everest. Il faut interdire le tourisme dans la région centrale du mont Everest conformément à la loi, c’est le respect de la Chine pour la nature.

Auparavant, le ministère de l'Écologie et de l'Environnement de Chine avait déclaré qu’il est interdit de voyager dans la zone centrale du mont Everest conformément aux dispositions du règlement sur les réserves naturelles. Une équipe alpine de protection de l’environnement sera organisée pour nettoyer les déchets dans la zone du camp de base de l’Everest située au-dessus de 5 200 mètres.

Le film « Climber », écrit par Alai, est en cours de tournage. Le script de « Climber » concerne principalement les recherches approfondies du peuple chinois sur la géographie et la météorologie du mont Everest et raconte l'histoire de la première expédition au sommet du mont Everest.

 « À l'époque, escalader le mont Everest ne visait pas à seulement escalader, mais à réaliser de la recherche scientifique, et de nombreux professeurs d'université ont donné leur vie pour ce but, » dit Alai. L’esprit héroïque de ses grimpeurs est complètement différent de l'alpinisme commercial actuel.

En tant qu’écrivain qui vient de la région tibétaine du Sichuan, la plume d'Alai est pleine d'amour pour le ciel bleu et l'eau claire de cette région. En 2018, le roman d'Alai « Mushroom Circle » a remporté le prix de littérature Lu Xun. L'inspiration de ce roman provient de la surexploitation des champignons du pin du plateau par l'homme.

Cette année, Alai s’est intéressé à la protection de la source d'eau dans le cours supérieur du fleuve Yangtsé et du fleuve Jaune. C'est la sixième année consécutive qu'il se concentre sur des sujets liés à l'environnement. La chose la plus triste, dit-il, est que l’humanité aspire aux merveilles de la nature mais ne respecte pas la nature dans son comportement.

(Rédactrice : Lucie)