Retour des antilopes de la région du Hoh Xil

Publié le 2018-08-08 à 10:32  |  China Tibet Online

Le 1er août dernier vers 11h, près de 80 antilopes du Tibet ont traversé la route nationale tibétaine sous la protection du personnel du bureau de gestion de la région du Hoh Xil. Ce passage marque le début de leur migration.

L’antilope du Tibet est une espèce protégée à l’échelle nationale, dont l’habitat englobe le plateau de Changtang, la chaîne Altyn-Tagh du Xinjiang, la réserve naturelle des Sources des trois rivières ainsi que celle du Hoh Xil. Les antilopes de Tibet s’accouplent en décembre, suivi d’une période de 200 jours de gestation. Elles mettent donc bas entre fin juin et début juillet. Pour ce faire, dès le mois de mai, des centaines de milliers d’antilopes femelles se rendent au lac de Drone, arrière-pays du Hoh Xil, à 4 800 mètres d’altitude. Enfin, elles font leur retour au mois d’août, accompagnées de leurs nouveau-nés.

Le bureau de gestion envoie donc chaque jour du personnel, pendant les mois de mai et d’août, pour encercler et surveiller la population migrante d’antilopes. Une fois qu’elles sont assez nombreuses, on procède au blocage de la route, de sorte que les antilopes puissent la traverser en toute sécurité.

Cette année, le retour des antilopes a commencé le 15 juillet. Depuis, environ 200 individus traversent la route nationale tibétaine chaque jour.

« Jusque là, 3 000 antilopes femelles ont réussi à passer la route avec leurs nouveaus-nés et sont retournées à leurs habitats », a recensé le personnel. « Cette année, lors du retour, 600 antilopes de plus ont pu être enregistré par rapport à l'an dernier. De nouvelles augmentations sont attendues prochainement. »

La raison pour laquelle les antilopes migrent à des milliers de kilomètres afin de mettre bas au lac de Drone n’a pu être expliqué scientifiquement pour le moment.

Selon le recensement officiel de la province du Qinghai, depuis 2006, la réserve du Hoh Xil et ses alentours comptent à peu près 70 000 antilopes, soit 50 000 de plus par rapport aux années 90, période où le braconnage avait atteint son apogée.

(Rédactrice: Caroline)