Académie chinoise des sciences : il y a 40 000 ans, l'homme se trouvait déjà sur le plateau Qinghai-Tibet

Publié le 2018-12-07 à 14:29  |  China Tibet Online

Quand les humains ont-ils débarqué pour la première fois sur le plateau Qinghai-Tibet, connu sous le nom de "toit du monde" ? L’équipe de recherche de l’Institut de paléontologie des vertébrés et de paléoanthropologie de l’Académie chinoise des sciences a découvert le site du Ni’adi dans l’arrière-pays du plateau Qinghai-Tibet et a confirmé que nos ancêtres avaient foulé le plateau de haute altitude il y a 30 000 à 40 000 ans, grâce à des empreintes claires et solides laissées depuis cette époque.

Le mémoire de recherche rédigé par des scientifiques chinois portant sur cette importante découverte et leurs résultats ont été publiés en ligne dans le magazine américain Science au petit matin du 30 novembre dernier (heure de Pékin), ce qui a avancé l'histoire des êtres humains sur le plateau Qinghai-Tibet jusqu’à il y a 40 000 ans. C’est le plus ancien record de conquêtes humaines préhistoriques dans des environnements extrêmes de la plus haute altitude.

Le jour même de la publication du mémoire, l'Académie chinoise des sciences et le Bureau national du patrimoine culturel ont tenu une conférence de presse à Pékin. Il y a été précisé que le groupe de recherche guidé par Gao Xing de l'Académie chinoise des sciences et l'Institut tibétain de protection des antiquités ont collaboré pendant des années afin de mener des recherches et des fouilles, avant la découverte sur le plateau de Qiangtang, situé dans le nord du Tibet, des ruines du site Ni’adi datant du Paléolithique aux alentours de couches indigènes. Ceci confirme donc que nos ancêtres sont arrivés sur le plateau Qinghai-Tibet il y a 30 000 à 40 000 ans, laissant ainsi des empreintes claires et solides sur le «toit du monde».

Le site se trouve à 4 600 mètres au-dessus du niveau de la mer. C'est un site d’envergure de ruines du Paléolithique, composé de couches bien préservées et de nombreux objets en pierre dont les techniques de fabrication sont bien distinctes. C’est aussi le site paléolithique le plus haut du monde et le plus ancien découvert sur le plateau Qinghai-Tibet. Ainsi, le monde académique et le grand public se sont fait une nouvelle idée de l’existence de l’homme sur le plateau Qinghai-Tibet et de la capacité des hommes à s’adapter aux environnements extrêmes de haute altitude.

(Rédactrice : Claire SHENG)