Sortie du premier ouvrage sur les chants et les danses de l'épopée du roi Gesar

Publié le 2018-08-30 à 09:38  |  China Tibet Online

Spectacle d’opéra tibétain à cheval dans la préfecture autonome de Golog, au Qinghai.

D’après les informations de l’Institut de recherche sur Gesar dans la province du Qinghai, le premier ouvrage portant sur les chants et les danses rapportés de l’épopée a été dernièrement publié par la maison d’édition des ethnies minoritaires de Chine. Ainsi, cet ouvrage, intitulé « Les résonances éveillées par les mélodies et les danses à l’époque de Gesar », comble le vide de la recherche sur l’art musicographique et chorégraphique raconté par le fameux poème épique.

L’épopée du roi Gesar contient plus d’un million de vers, soit plus de vingt millions de mots. Elle est la plus grande des cinq épopées les plus longues du monde et son contenu ne cesse de s’enrichir au fil du temps. En 2006, elle s’est vue inscrire sur la liste nationale du patrimoine culturel immatériel par l’Etat. Il aura fallu attendre jusqu’en 2009 pour que l’épopée soit inscrite au Patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO.

Ce livre a donc été écrit par un groupe de chercheurs sous la direction de Li Tsomo, professeur à l'Université normale de Qinghai. C’est à travers des théories et des approches interdisciplinaires, telles que la chorégraphie, la musicographie, l’anatomie ou encore la psychologie, que cet ouvrage a pu offrir une vue panoramique de l’épopée en matière de musicographie et de chorégraphie, permettant ainsi aux lecteurs de comprendre par quel moyen le langage du geste humain a pu être retranscrit dans un tel poème épique.

Selon Li Tsomo, c’est notamment grâce à la recherche sur des moyens uniques de transmission (par les gestes du corps et la parole par exemple), sur la connotation culturelle de l’art, sur les archives en tibétain, ainsi que sur des approches de recherche modernes, que son groupe d’édition a su synthétiser la règle de transmission de la culture musicographique et chorégraphique dissimulée dans ce long poème.

(Rédactrice: Caroline)