Les États-Unis et la Chine devraient régler leurs désaccords pour le bien de l'avenir du monde : Kissinger

Publié le 2019-11-19 à 11:05  |  Xinhua

Les États-Unis et la Chine devraient déployer des efforts pour gérer les difficultés que connaissent actuellement leurs relations bilatérales, pour le bien des deux peuples et de l'avenir du monde, a déclaré jeudi à New York l'ex-secrétaire d'État américain Henry Kissinger.

Dans un discours prononcé lors du dîner annuel du Comité national sur les relations entre les États-Unis et la Chine (NCUSCR), basé dans la ville de New York, M. Kissinger a déclaré que les deux parties devaient comprendre que les divergences étaient "inévitables" entre deux grands pays présentant des sens de l'histoire différents, dans notre monde connecté par les relations économiques et les technologies modernes.

Toutefois, a-t-il souligné, il est également impératif pour les deux parties de comprendre que cela aurait "des conséquences catastrophiques" que ces divergences conduisent à un conflit permanent.

M. Kissinger a également observé que la concurrence, en particulier dans le domaine de la technologie, devait être maintenue dans un cadre sain, et que, à cette époque où "il n'est plus possible de penser que l'une des deux parties peut dominer l'autre", la Chine et les États-Unis devaient s'habituer au fait que cette concurrence est en un sens permanente.

Le défi pour les deux parties "est de déterminer si nous pouvons développer suffisamment de convictions communes sur l'avenir afin de pouvoir épargner au monde un conflit entre deux grandes sociétés", a-t-il dit.

"Je suis confiant et plein d'espoir dans les perspectives de surmonter les tensions actuelles", a déclaré M. Kissinger. "J'espère et je pense sincèrement que dans les années à venir, nous sentirons dans les deux parties la nécessité de progresser dans la direction que je viens d'évoquer".

Les États-Unis et la Chine devraient partager le sentiment d'obligation de "développer une conception commune de l'évolution du monde", une tâche qui nécessite de grands efforts et qui pourrait provoquer de nouveaux désaccords, a déclaré ce vétéran de la diplomatie et de la stratégie, âgé de 96 ans, qui a servi sous deux présidents américains, Richard Nixon et Gerald Ford.

"Ensuite, nous devrons apprendre à gérer ces désaccords", a-t-il dit.

(Rédactrice : Claire SHENG)