Prospérité sur le plateau : l'obtention de l'eau devient facile au Tibet grâce à un projet d'eau potable

Publié le 2021-01-04 à 16:50  |  Xinhua

Cering Zhoigar a noué un "hada", un foulard de soie cérémonial tibétain, autour du robinet, une bénédiction traditionnelle dans sa maison moderne. 

Le visage de Mme Cering s'est illuminé lorsque de l'eau claire a coulé entre ses doigts. "Je n'aurai plus jamais à aller chercher l'eau au milieu de l'hiver." 

La famille de cette femme de 30 ans a récemment déménagé de Shuanghu, le district à la plus haute altitude du monde, pour s'installer dans leur nouvelle maison. Pour de nombreuses femmes rurales au Tibet, la collecte de l'eau des puits extérieurs est une tâche essentielle, mais très ardue.

"Avant, je devais aller chercher l'eau dans un fossé très loin de notre maison. C'est devenu un peu plus facile après avoir acheté un tricycle, mais je devais toujours briser la glace de surface en hiver. Je pouvais passer la majeure partie de ma journée à faire cette seule tâche", a-t-elle évoqué. 

Une habitante relocalisée verse de l'eau dans une source d'eau chaude à Yangbajing, dans le district de Damxung, à Lhassa, dans la région autonome du Tibet (sud-ouest de la Chine), le 28 septembre 2017. (Photo : Jigme Dorje) 

Le sous-développement des infrastructures dans les vastes zones agricoles et pastorales du Tibet signifie qu'un approvisionnement stable et sûr en eau potable est une rareté pour beaucoup de personnes qui y vivent. Beaucoup d'entre eux dépendent donc de l'eau naturelle. Cependant, malgré l'abondance de l'eau sur le plateau Qinghai-Tibet, toutes les communautés n'ont pas un accès facile aux sources d'eau naturelles, et des maladies chroniques telles que la maladie de Kashin-Beck ont été liées à des niveaux excessifs d'arsenic, de fluor et de bactéries dans certaines sources et puits. 

Dès le lancement des projets, l'eau potable est devenue une réalité pour environ deux millions d'habitants, selon Sun Xianzhong, chef du département régional de conservation de l'eau. 

A partir de 2001, des châteaux d'eau ont été installés dans toute la région, et de différents projets d'eau ont été lancés pour répondre aux besoins de chacun des 74 districts du Tibet. 

Le bourg de Nyinmo, dans le district de Banbar, bénéficie de robinets résistants au gel qui assurent l'approvisionnement en eau même pendant les mois les plus froids. Dans le district de Comai, chaque village dispose désormais d'un réservoir, et les zones éloignées ou arides bénéficient à présent de mesures d'urgence pour l'approvisionnement en eau. 

L'eau potable fait partie intégrante de la campagne de lutte contre la pauvreté du pays. 

De 2016 à 2020, le Tibet a investi 4,3 milliards de yuans (environ 657 millions de dollars) dans des projets d'eau potable, améliorant ainsi 17.581 projets d'eau rurale, a précisé M. Sun. 

Il a ajouté que le Tibet disposerait bientôt de grandes usines centralisées de traitement de l'eau et que les réseaux d'eau urbains seront étendus aux zones rurales voisines afin que davantage de personnes puissent boire une eau saine, propre et claire.

(Rédactrice : Lucie ZHOU)